Dalibo SCOP
| Formation | Module K5 |
| Titre | Montées de versions |
| Révision | 26.09 |
| https://dali.bo/k5_pdf | |
| EPUB | https://dali.bo/k5_epub |
| HTML | https://dali.bo/k5_html |
| Slides | https://dali.bo/k5_slides |
| TP | https://dali.bo/k5_tp |
| TP (solutions) | https://dali.bo/k5_solutions |
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Ce document ne couvre que les versions supportées de PostgreSQL au moment de sa rédaction, soit les versions 14 à 18.
Sur les versions précédentes susceptibles d’être encore rencontrées en production, seuls quelques points très importants sont évoqués, en plus éventuellement de quelques éléments historiques.
Sauf précision contraire, le système d’exploitation utilisé est Linux.
Le déploiement de PostgreSQL dans Kubernetes a des conséquences à bien avoir en tête. Celles-ci ne sont pas insurmontables. Il faut juste en avoir conscience.
La gestion des versions se voit quelques peu complexifiée avec un suivi régulier qui doit être faite avec assiduité.
Un bon alignement des versions de PostgreSQL, de l’opérateur et de Kubernetes doit être respecté, enfin si vous souhaitez travailler avec des versions supportées.
Commençons par PostgreSQL. Une nouvelle version majeure est publiée chaque année, aux alentours de septembre. On parle de Major Release. Des versions mineures, où Minor Release sont publiées tous les trimestres, sans compter les versions mineures exceptionnelles pour des correctifs de sécurité. Lorsqu’une nouvelle version est disponible, la plus ancienne est retirée du support. Un total de cinq versions sont supportées en même temps par le projet PGDG.
Le projet CloudNativePG fait en sorte de proposer les images des nouvelles versions très rapidement après la mise à disposition sur le dépôt du PGPD. Généralement, en quelques semaines, les nouvelles images sont disponibles.
Notez que le projet CloudNativePG ne crée et propose des images que pour les versions de PostgreSQL supportées par le PGDG. Autrement dit, si vous souhaitez déployer une version 13 de PostgreSQL en 2026, l’opérateur ne vous le permettra pas.
CloudNativePG connaît un cycle de release assez rapide. Une nouvelle version majeure de l’opérateur est publiée tous les 6 mois. Il n’y a que deux versions majeures supportées en même temps. Autrement dit, si vous souhaitez avoir votre opérateur supporté par le projet, il vous faudra le mettre à jour au moins une fois par an.
Des versions mineures sont aussi proposées tous les deux mois (environ). Ces versions mineures apportent des correctifs fonctionnels et de sécurité.
Enfin, Kubernetes doit lui aussi être mis à jour. 3 versions sont
supportées en même temps. Chaque version mineure a une durée de vie de 3
mois environ. La montée de versions des Nodes imposent que
les Pods soient évincés d’un Node et
redéployés sur un autre Node le temps de la mise à jour.
L’utilisation du mécanisme de bascule automatique facilite cette
opération.
La fréquence des différentes releases est assez élevée, et sachez que, pour chacune des interruptions, des arrêts et relances de PostgreSQL sont nécessaires. Il faut donc s’attendre à des interruptions de service, plus ou moins longs. Vos applications devraient être en capacité de retenter l’exécution de leurs requêtes si elles venaient à perdre leur connexions à la base. Cette problématique est aussi présente pour des infrastructures virtualisées ou physiques.
L’ajout d’outils intermédiaires renforce cette problématique.
Nous allons aborder les différentes montées de version que vous allez rencontrer en déployant PostgreSQL sur Kubernetes, que ce soit celles de l’opérateur, des instances ou de Kubernetes lui même.
Des notions avancées sur Kubernetes seront évoquées concernant les montées de versions comme l’opérateur les intègre.
Sources : page Wikipédia de PostgreSQL et PostgreSQL Versioning Policy
Une montée de version consiste à la mise à jour des binaires de
PostgreSQL. En mode conteneur, et donc sur Kubernetes, il n’est pas
envisageable de les mettre à jour via apt ou
yum. Cela se fait en modifiant l’image utilisée dans la
définition YAML de votre Cluster PostgreSQL.
Une nouvelle image contenant la nouvelle version souhaitée sera alors
téléchargée.
Les montées de version se font de manières déclarative. On laisse
faire l’opérateur après lui avoir donné l’ordre de mettre à jour notre
Cluster. La mise à jour se fera selon le mécanisme bien
connu du Rolling Update. Il sera détaillé par la suite.
Un ordre de montée de version est donnée en modifiant le paramètre
imageName d’une ressource Cluster ou en
modifiant l’image utilisée dans les ressources ImageCatalog
ou ClusterImageCatalog. Nous prendrons le temps de
détailler ceci plus tard.
Il faut distinguer deux types de montées de version pour PostgreSQL :
Le déroulé d’une montée de version est totalement différent entre ces deux types. CloudNativePG fait en plus quelques opérations supplémentaires de manière transparente. en détails ces deux types de montées de version.
La modification du nom de l’image entraîne une montée de version de
toutes les instances du Cluster.
Cette montée de version se fera en mode Rolling Update. Les instances secondaires seront les premières à être mises à jour, une par une. L’instance primaire sera la dernière à être mise à jour.
Nous verrons un peu plus loin comment gérer la mise à jour de l’instance primaire, avec la stratégie de mise à jour.
Lors d’une mise à jour, les nouveaux binaires doivent être
téléchargés. Ici, il s’agit de la nouvelle version de l’image. L’image
va être téléchargée sur tous les nœuds où se trouvent des instances du
Cluster mis à jour. Si vous avez un Cluster
trois nœuds, elle sera téléchargée trois fois si vos instances sont
réparties sur des nœuds distincts.
Changer de version majeure de PostgreSQL est un peu moins trivial qu’une montée de version mineure. Des changements structurels peuvent avoir lieu dans les nouvelles versions et le passage dans une nouvelle version majeure ne peut pas se faire par une simple installation de binaires.
L’opérateur vous permet de mettre à jour vos instances facilement. Mais sachez que les différentes méthodes présentées sont, en faites, toutes possibles sur des environnements virtualisés.
Il existe trois méthodes pour y parvenir :
pg_dump / pg_restore :
pg_upgrade : Qui sera exécuté par
l’opérateur lors de la procédure de mise à jour ;Publications et
Sbscriptions. Ce sont, avant tout des concepts et objets
PostgreSQL. L’opérateur permet de les créer déclarativement. Ces objets
sont utiles pour une réplication logique.Dans la suite de la formation ces méthodes ne seront présentées que dans le contextes de CloudNativePG et les fonctionnalités qu’il propose.
Chaque méthodes a ses avantages et inconvénients. Toutes trois sont supportées par CloudNativePG (comprendre qu’il est possible de les déclenchée de manière déclarative).
Depuis la version 1.26 de l’opérateur, il est possible de faire des In-Place Major Upgrade qui permet de mettre à jour une instance sans devoir en recréer d’autres avant.
Depuis la version 1.26, il est désormais possible de changer de
version majeure d’un Cluster de manière déclarative. Comme
pour une montée de version mineure, un changement du
imageName ou de l’image utilisée ImageCatalog
/ ClusterImageCatalog déclenche la montée de version
majeure.
Cette méthode va tout d’abord arrêter tous les Pods pour
ne garder que celui de l’instance primaire. Les ressources
PV et PVC sont quant à elles conservées. La
nouvelle image avec la nouvelle version PostgreSQL va être téléchargée.
Un job d’upgrade va être déclenché et utilisera l’outil
pg_upgrade, bien connu des DBAs, pour effectuer la
migration. L’option
--link est notamment utilisée pour accélérer le
traitement.
Si tout se déroule correctement, les ressources PV et
PVC des instances secondaires seront supprimées. Deux
nouvelles instance seront alors recréées à partir de l’instance
primaire. Avec cette méthode, les noms des ressources
Kubernetes, notamment Cluster et
Services sont conservés.
Comme les données ne sont pas réécrites mais « simplement » déplacées, assurez-vous que les images utilisées se basent sur les mêmes systèmes d’exploitation. Assurez-vous également que les extensions, que vous utilisez, soient bien présentes et supportées pour la nouvelle version de PostgreSQL.
Cette méthode ne permet pas un retour arrière facile. Lancez une sauvegarde et assurez-vous de sa bonne exécution avant de lancer l’opération de mise à jour.
L’idée de cette méthode est de profiter du mécanisme d’import lors de
l’étape d’initdb d’un nouveau Cluster. Cela
permet d’importer les données d’une base en version N (source), dans une
nouvelle base en version N+1 (destination). Le nouveau
Cluster est créé à partir d’une base déjà existante. Cette
méthode utilisent les outils pg_dump et
pg_restore.
L’intérêt est que cette méthode ne touche pas à l’instance source ni à la (ou les) base qui doit être importée. En cas de problème lors de l’import, vous pourrez arrêter le processus et réessayer après correction du problème. La migration peut se faire à chaud, mais aucune activité ne doit se faire sur la base source pour assurer la cohérence des données.
C’est aussi une méthode qui vous permet de migrer des bases dans Kubernetes, relativement simplement.
Un inconvénient notable est le fait que cette méthode implique la
création d’une nouvelle ressource Cluster. Ainsi, le nom du
Cluster aura changé… et donc les Services
également. Elle nécessite, relativement aux autres, beaucoup d’espace
disque. Aussi, si les données de la ou les bases sont bien rapatriées,
les objets globaux ne le seront pas forcément, tout comme la
configuration qui doit être reportée dans le
nouveau Cluster.
Deux méthodes d’import existent :
microservice ;monolith.La première méthode ne vous permet d’importer les données que d’une
seule base. Ses données seront importées dans la base par défaut de
l’instance (donc app). Si vous souhaitez conserver le même
nom de base, n’oubliez pas de modifier le paramètre
spec.bootstrap.initdb.database de la définition du
Cluster. Cette méthode d’import est intéressante si vous
souhaitez diviser une instance multi-bases en plusieurs instances
mono-base.
La seconde méthode vous permet d’importer autant de bases que vous le
souhaitez ainsi que des rôles PostgreSQL qui seraient existant dans
l’instance source. C’est très pratique si vous souhaitez faire une
migration complète de votre instance. Petite astuce, vous pouvez
utiliser le caractère wildcard * pour signifier
que vous voulez importer toutes les bases ou tous les rôles.
Quelque soit la méthode utilisée, l’utilitaire pg_dump
est utilisé pour récupérer les données de la base et créer un
dump dans le volume associé à la nouvelle instance. Attention
donc à l’espace de stockage lors du déclenchement de l’import.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
[…]
spec:
instances: 1
bootstrap:
initdb:
import:
type: monolith # ou microservice
databases:
- db1
- db2
source:
externalCluster: cluster-ancienne-version
[…] # suite de la configurationPour utiliser cette méthodes, il faut renseigner la partie
spec.bootstrap.initdb.import de la ressource
Cluster et indiquer où se trouve l’instance où se trouve la
ou les bases à importer. Ceci est fait par l’utilisation du mot clé
source qui indique le nom d’un
externalCluster. Ce dernier doit être renseigné dans la
liste spec.externalClusters, en fin de fichier par
exemple.
Toutes les informations seront utilisées par l’opérateur pour
exécuter pg_dump vers cette source. Évidemment, l’accès
réseau doit être possible (ouvertures réseau,
pg_hba.conf…), le user doit avoir le droit se
connecter à la base source, etc.
La mise à jour de l’opérateur se fait en plusieurs temps et impacte les instances PostgreSQL qu’il gère. Le principe de mise à jour est simple, il suffit d’appliquer les nouveaux manifestes de l’opérateur sur Kubernetes. Si vous avez installé l’opérateur avec Helm, mettez le à jour avec Helm. Même chose pour les autres méthodes de déploiement.
Ces nouveaux manifestes mettent à jour les
Custom Resource Definitions (comme Cluster,
ScheduledBackup, etc) et l’opérateur en tant que tel, c’est
à dire le Pod qui contient le controller.
Cette première étape terminée, la seconde va être automatiquement
déclenchée. Elle consiste à la mise à jour de tous les Pods
des instances PostgreSQL déployées. En effet, il existe dans le
Pod de l’instance, un composant appelé
instance-manager. Celui-ci est étroitement lié au
controller CloudNativePG. Ils doivent être dans la même
version. La mise à jour des instances suit le modèle de Rolling
Update que nous verrons plus tard lorsque nous évoquerons la montée de version
mineure d’une instance PostgreSQL.
Par défaut toutes les instances gérées par l’opérateur seront mises à jour en même temps. Ceci peut poser problème si vous avez de très nombreuses instances. Il est possible de répartir ces redémarrages dans le temps avec les paramètres :
CLUSTERS_ROLLOUT_DELAY : permet de définir un délai
entre le redémarrage de deux Cluster différents. Par défaut
positionné à 0 ;INSTANCES_ROLLOUT_DELAY : permet de définir un délai
entre le redémarrage de deux instances différentes qui font partie du
même Cluster. Par défaut positionné à 0 ;Ces paramètres là sont à définir dans le Configmap de
configuration de l’opérateur, à savoir le Configmap
cnpg-controller-manager-config qui doit être créé dans le
même Namespace que l’opérateur.
Il existe une méthode pour éviter ce comportement (redémarrage des
Pods). Cependant elle ne garantit pas le critère immuable
que devrait suivre un Pod. À titre d’information, voici la
méthode à suivre pour y parvenir. Il faut modifier la configuration de
l’opérateur en passant le paramètre
ENABLE_INSTANCE_MANAGER_INPLACE_UPDATES à true
dans son ConfigMap. L’image du init-container
qui contient le manager ne sera pas mis à jour dans les
Pods.
Si il y a bien une chose à retenir, c’est qu’une mise à jour de
l’opérateur déclenche la mise à jour d’un composant au sein des
Pods PostgreSQL. Opération qui nécessite un redémarrage du
Pod. Aussi,la configuration
primaryUpdateStrategy est également prise en compte dans le
cadre d’une montée de version de l’opérateur.
La mise à jour de l’instance primaire peut se faire automatiquement
ou de manière supervisée selon le paramètre de
primaryUpdateStrategy qui peut prendre deux valeurs.
unsupervised : après que toutes les instances
secondaires aient été mises à jour, l’instance primaire est
automatiquement mise à jour. C’est la valeur par défaut ;supervised : le mécanisme de montée de version attend
une opération manuelle pour effectuer la montée de version de l’instance
primaire.En mode unsupervised, le paramètre
primaryUpdateMethod imagesest pris en compte pour savoir
comment procéder à la mise à jour de l’instance primaire. Il peut lui
aussi prendre deux valeurs :
restart : l’instance primaire est redémarrée. Il faudra
attendre la fin de la mise à jour pour que le primaire soit de nouveau
accessible. C’est la valeur par défaut ;switchover : une bascule sur un secondaire est
effectuée et le primaire devient secondaire. Le nouveau primaire est
déjà accessible comme il a déjà été mis à jour.En mode supervised, vous devrez donc vous même procéder
à ce redémarrage ou à ce switchover avec le plugin
cnpg de kubectl. Par exemple pour le
switchover vous pouvez utiliser la commande suivante pour
passer l’instance postgresql-2 en tant que nouvelle
primaire :
kubectl cnpg promote postgresql 2
Si au contraire, vous souhaitez procédre à un redémarrage du primaire
vous pouvez utiliser la commande restart du plugin.
kubectl cnpg restart postgresql 1
Les mises à jour des nœuds (ou Node) finira par
s’imposer à vous. Durant cette opération, les Pods de vos
instances PostgreSQL, seront nécessairement évincés pour être redéployés
sur d’autres nœuds (on parle de drain). Un
drain marque le nœud comme unschedulable et évince
(comprendre détruit) les Pods.
Le drain d’un nœud contenant une instance primaire
déclenchera, grâce à l’opérateur, un switchover, rendant cette
instance une secondaire. L’éviction d’une telle instance n’a donc pas de
répercussion particulière, ce n’est pas la primaire ! Le
drain du nœud pourra se poursuivre.
Une ressource PodDisruptionBudget est créée par défaut
pour chaque Cluster. Elle indique qu’elle est la politique
d’éviction des Pods que Kubernetes doit respecter en cas de
drain de nœud. Elle permet d’indiquer, à Kubernetes,
combien de Pods doivent être actifs lorsqu’une perturbation
volontaire à lieu, ici la montée de version d’un nœud.
Dans l’exemple du slide, un PodDisruptionBudget
est une ressource créée par l’opérateur pour le Cluster
cluster-18. Son nom est suffixé de -primary.
On comprend que la politique va concerner l’instance primaire.
Name : est le nom de cette ressource ;Namespace : le Namespace où elle se
trouve. Le même que le Cluster ;Min available : indique combien de Pods
respectant le Selector doivent exister ;Selector : la liste des labels que doit avoir
un Pod, il faut comprendre ici :
cnpg.io/instanceRole) du
Cluster cluster-18 (cnpg.io/cluster) ;Ce PDB impose donc qu’il y ait toujours une instance
primaire pour le Cluster. L’opérateur fera en sorte que ce
soit toujours le cas.
La version en ligne des solutions de ces TP est disponible sur https://dali.bo/k5_solutions.
La version de PostgreSQL est indiquée dans le nom et le tag de l’image déployée. La modification de celle-ci entraîne une montée de version de l’instance. Cette montée de version peut se faire automatiquement ou de manière supervisée (appelée “manuelle” dans la documentation).
Dans une seconde session SSH, lancer la commande
watch kubectl get podspour voir ce qu’il va se passer pendant la montée de version.
Créer un
Clustercluster-productionen version 17.5 composé d’une instance.
Lorsqu’il est
Running, modifier la version de PostgreSQL de17.5à17.6et appliquer la modification aveckubectl apply.
Le paramètre primaryUpdateStrategy permet de définir la
stratégie à suivre lors d’une mise à jour de l’instance primaire. Il est
positionné par défaut à unsupervised. C’est le comportement
que nous venons de voir dans l’exemple précédent.
Positionner le paramètre
spec.primaryUpdateStrategyàsupervised, modifier la version en la passant de17.6à17.7et tenter de faire la montée de version. Que constatez vous ?
Ajouter un secondaire à votre cluster PostgreSQL en modifiant la ligne
instancesdu fichiercluster-production.yamlet en appliquant la modification.
Vérifier les versions des deux instances. Que constatez-vous ?
Faite une bascule manuelle sur l’instance secondaire.
kubectl cnpg promote cluster-production cluster-production-2
La version de PostgreSQL est indiquée dans le nom et le tag de l’image déployée. La modification de celle-ci entraîne une montée de version de l’instance. Cette montée de version peut se faire automatiquement ou de manière supervisée (appelée “manuelle” dans la documentation).
Dans une seconde session SSH, lancer la commande
watch kubectl get podspour voir ce qu’il va se passer pendant la montée de version.
Vous devriez avoir un rafraîchissement toutes les 2 secondes.
Créer un
Clustercluster-productionen version 17.5 composé d’une instance.
vim ~/cluster-production.yaml
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: cluster-production
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.6-standard-bookworm
instances: 2
storage:
size: 1Gikubectl apply -f ~/cluster-production.yaml
Lorsqu’il est
Running, modifier la version de PostgreSQL de17.5à17.6et appliquer la modification aveckubectl apply.
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.6-standard-bookwormkubectl apply -f ~/cluster-production.yaml
cluster.postgresql.cnpg.io/cluster-production configured
Le Pod de l’instance secondaire en version 17.5 est
supprimé. Le status du Pod passe à l’état
Terminating.
Un nouveau Pod est créé et la phase d’initialisation est
relancée. Le status du Pod passe donc à l’état
PodInitializing.
Le temps de télécharger l’image et de le redémarrer, il passe à
l’état Running.
Lorsque l’instance secondaire est mise à jour, le Pod de
l’instance primaire est à son tour mise à jour.
Un SELECT version(); indique bien que nous sommes bien
passés en version 17.6.
kubectl cnpg psql cluster-production -- -c 'SELECT version();'
version
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----------------
PostgreSQL 17.6 (Debian 17.6-2.pgdg12+1) on x86_64-pc-linux-gnu, compiled by gcc (Debian 12.2.0-14+deb12u1) 12.2.0, 64-bit
(1 row)
Par défaut, un Cluster PostgreSQL est configuré de telle
sorte que la montée de version se fasse automatiquement, c’est-à-dire
que l’opérateur arrête puis redémarre l’instance tout seul. Voyons
maintenant le cas d’une montée de version en mode
supervised.
Le paramètre primaryUpdateStrategy permet de définir la
stratégie à suivre lors d’une mise à jour de l’instance primaire. Il est
positionné par défaut à unsupervised. C’est le comportement
que nous venons de voir dans l’exemple précédent.
Positionner le paramètre
spec.primaryUpdateStrategyàsupervised, modifier la version en la passant de17.6à17.7et tenter de faire la montée de version. Que constatez vous ?
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.7-standard-bookworm
instances: 1
primaryUpdateStrategy: supervisedkubectl apply -f ~/cluster-production.yaml
Aïe…
The Cluster "cluster-production" is invalid: spec.primaryUpdateStrategy: Invalid value: "supervised": supervised update strategy is not allowed for clusters with a single instance
Nous venons de découvrir une première subtilité. Ce paramètre n’est en réalité pas utilisable avec une seule instance. En effet ce paramètre permet de contrôler la manière dont est redémarrée l’instance primaire après que toutes les instances secondaires aient été mis à jour. Ici, nous n’avons qu’une primaire de déployée.
Ceci nous impose donc de déployer un secondaire.
Ajouter un secondaire à votre cluster PostgreSQL en modifiant la ligne
instancesdu fichiercluster-production.yamlet en appliquant la modification.
[…]
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.7-standard-bookworm
instances: 2
[…]Un premier Pod join va être créé puis le
Pod de l’instance secondaire sera finalement déployé. Nous
nous retrouvons donc avec deux Pods reprenant le nom du
Cluster, incrémentés de 1.
kubectl get pod
NAME READY STATUS RESTARTS AGE
cluster-production-1 2/2 Running 0 6m16s
cluster-production-2-join-7ckvl 0/1 Pending 0 5s
kubectl get pod
NAME READY STATUS RESTARTS AGE
cluster-production-1 1/1 Running 0 61m
cluster-production-2 1/1 Running 0 20s
Vérifier les versions des deux instances. Que constatez-vous ?
Comme nous avons modifié la version de l’image en 17.7,
l’instance secondaire qui vient d’être déployée est bien dans cette
version. La version du primaire est quant à elle restée en
17.6, ce qui est normal comme nous sommes dans une montée
de version supervisée.
# primaire
kubectl exec -it cluster-production-1 -c postgres -- psql -c 'show server_version;'
server_version
-------------------------------
17.6 (Debian 17.6-2.pgdg12+1)
(1 row)
# secondaire
kubectl exec -it cluster-production-2 -c postgres -- psql -c 'show server_version;'
server_version
-------------------------------
17.7 (Debian 17.7-3.pgdg12+1)
(1 row)
Il nous reste donc à signifier à CloudNativePG que le primaire peut
être mis à jour à son tour. Pour cela, il faut passer par le
plugin CloudNativePG de kubectl et procéder à une
bascule sur le secondaire qui deviendra le nouveau primaire avec la
ligne de commande :
kubectl cnpg promote [cluster] [new_primary].
Faite une bascule manuelle sur l’instance secondaire.
kubectl cnpg promote cluster-production cluster-production-2
L’ancien secondaire est désormais primaire comme on peut le voir dans
la sortie de kubectl cnpg status cluster-production qui
donne l’état du cluster PostgreSQL, en particulier, avec la ligne
Primary instance: cluster-production-2, ou encore dans le
tableau.
Instances status
Name Current LSN Replication role Status QoS Manager Version Node
---- ----------- ---------------- ------ --- --------------- ----
cluster-production-2 0/D001108 Primary OK Burstable 1.30.0 kind-worker
cluster-production-1 0/D001108 Standby (async) OK Burstable 1.30.0 kind-worker2
Les deux instances sont bien en version 17.7.
kubectl exec -it cluster-production-1 -c postgres -- psql -c 'show server_version;'
server_version
-------------------------------
17.7 (Debian 17.7-3.pgdg12+1)
(1 row)
Il existe d’autres cas où le redémarrage des instances est
nécessaire. Par exemple, si un paramètre comme
max_connections ou shared_buffers a été
modifié.
Si vous faites toujours une montée de version supervisée, il vous est
possible de ne pas faire de bascule mais simplement de redémarrer
l’instance primaire avec la ligne de commande
kubectl cnpg restart [cluster] [current_primary];
Vous l’avez vu, la version majeure de PostgreSQL est indiquée dans le tag de l’image déployée. La modification de celle-ci entraîne le déclenchement d’une In-Place Major Upgrade. Ce mécanisme se fait nécessairement sur des instances arrêtées. L’opérateur CloudNativePG les arrêtera pour vous.
Pour cet exercice, nous allons mettre à jour un Cluster
en version 16.11 vers la version 18.1.
Créer le fichier
~/postgresql-16-to-18.yamlet ajouter le contenu suivant puis appliquer le aveckubectl.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: postgresql-test
spec:
instances: 2
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:16.11-standard-bookworm
storage:
size: 1Gikubectl apply -f ~/postgresql-16-to-18.yaml
Vérifier que les deux instances soient correctement déployées.
kubectl get pod
NAME READY STATUS RESTARTS AGE
postgresql-test-1 1/1 Running 0 38s
postgresql-test-2 1/1 Running 0 20s
Créer une table et y insérer quelques lignes.
kubectl cnpg psql postgresql-test -- -c "CREATE TABLE t1 (c1 INTEGER PRIMARY KEY, c2 text)";
CREATE TABLE
kubectl cnpg psql postgresql-test -- -c "INSERT INTO t1 SELECT generate_series(1,100), generate_series(1,100)::text";
INSERT 0 100
Ouvrir un nouveau terminal et lancer la commande
kubectl get pod --watch.
Ouvrir un nouveau terminal et lancer la commande
kubectl get pv --watch.
Ouvrir un nouveau terminal et lancer la commande
kubectl get pvc --watch.
Modifier le tag du paramètre
imageNamedu fichier~/postgresql-16-to-18.yamlen le passant de16.11à18.1puis appliquer la modification aveckubectl.
kubectl apply -f ~/postgresql-16-to-18.yaml
cluster.postgresql.cnpg.io/postgresql-test configured
Observez ce qu’il se passe dans les différents terminaux que vous avez ouvert.
Les deux instances passent en Terminating
postgresql-test-1 1/1 Terminating 0 4m26s
postgresql-test-2 1/1 Terminating 0 4m8s
La montée de version est déclenchée et un nouveau Pod
apparait :
postgresql-test-1-major-upgrade-7hl8w 0/1 Init:0/2 0 0s
postgresql-test-1-major-upgrade-7hl8w 0/1 Init:1/2 0 1s
postgresql-test-1-major-upgrade-7hl8w 0/1 PodInitializing 0 2s
postgresql-test-1-major-upgrade-7hl8w 1/1 Running 0 18s
postgresql-test-1-major-upgrade-7hl8w 0/1 Completed 0 45s
Lorsque qu’il a terminé de s’exécuté, le Pod
correspondant à l’instance primaire est relancé :
postgresql-test-1 0/1 Pending 0 0s
postgresql-test-1 0/1 Init:0/1 0 0s
postgresql-test-1 0/1 PodInitializing 0 0s
postgresql-test-1 0/1 Running 0 10s
postgresql-test-1 1/1 Running 0 10s
À ce moment là, le volume (PV) qui existait et qui était rattaché à
l’ancienne instance secondaire postgresql-test-2 sont
supprimés.
pvc-23b021b2-163b-41e3-9791-721b8635bee5 1Gi RWO Delete Released default/postgresql-test-2 standard <unset> 5m3s
pvc-23b021b2-163b-41e3-9791-721b8635bee5 1Gi RWO Delete Terminating default/postgresql-test-2 standard <unset> 5m6s
Même chose pour le PVC :
postgresql-test-2 Terminating pvc-23b021b2-163b-41e3-9791-721b8635bee5 1Gi RWO standard <unset> 5m5s
Pour respecter ce qui est demandé dans la définition YAML, une
instance secondaire postgresql-test-3 est créée et va se
joindre à la nouvelle instance primaire postgresql-test-1.
Cela se fait par le déploiement d’un Pod intermédiaire
suffixé par -join-XXXXX. Il sera détruit à la fin de
l’opération.
postgresql-test-3-join-tcrbs 0/1 Pending 0 0s
postgresql-test-3-join-tcrbs 0/1 Init:0/1 0 5s
postgresql-test-3-join-tcrbs 0/1 PodInitializing 0 6s
postgresql-test-3-join-tcrbs 1/1 Running 0 7s
postgresql-test-3-join-tcrbs 0/1 Completed 0 10s
postgresql-test-3 0/1 Pending 0 0s
postgresql-test-3 0/1 Init:0/1 0 0s
postgresql-test-3 0/1 PodInitializing 0 0s
postgresql-test-3 0/1 Running 0 10s
postgresql-test-3 1/1 Running 0 10s
postgresql-test-3-join-tcrbs 0/1 Terminating 0 22s
Vérifier que les données soient toujours présentes.
kubectl cnpg psql postgresql-test -- -c "SELECT count(*) FROM t1;"
count
-------
100
(1 row)Vérifier la version de PostgreSQL.
kubectl cnpg psql postgresql-test -- -c "show server_version;"
server_version
-------------------------------
18.1 (Debian 18.1-1.pgdg12+2)
(1 row)Nous avons déployé la version 1.30.0 de l’opérateur.
Nous allons nous intéresser à la manière de le mettre à jour.
Lorsqu’une nouvelle version de l’opérateur est déployée, un nouveau
Pod se crée. Lorsque celui-ci est prêt, l’ancien opérateur
est tout simplement supprimé. Cette mise à jour déclenche également la
mise à jour d’un composant présentant dans les Pods des
instances PostgreSQL.
Lorsqu’un Pod PostgreSQL est déployé, un
InitContainer est créé en amont et permet de récupérer du
code correspondant à l’instance-manager. Il permet de
contrôler l’instance, son cycle, ses redémarrages, etc. La version de ce
manager est étroitement liée à la version de l’opérateur.
Pour information, c’est ce processus qui va lancer PostgreSQL et qui
aura le pid 1 dans le Pod.
cat /proc/1/cmdline
/controller/manager instance run--status-port-tls--log-level=info
Attention si vous avez utilisé votre opérateur pour
déployer plusieurs instances PostgreSQL, lorsque vous mettez à jour
l’opérateur, tous les Pods seront mis à
jour en même temps (ou quasiment). Il y aura donc une coupure de service
pour chaque instance. C’est le fonctionnement par défaut.
Dans une première console, lancer la commande
watchsuivante :
watch kubectl get pod
Dans une seconde console, lancer la commande
watchsuivante :
watch kubectl get pod -n cnpg-system
Dans une autre console, appliquer les fichiers YAML correspondant à la version
1.31.0de l’opérateur.
kubectl apply --server-side -f https://raw.githubusercontent.com/cloudnative-pg/cloudnative-pg/release-1.31/releases/cnpg-1.31.0.yaml
Regarder ce qu’il se passe au niveau des différents
Pods(opérateur et PostgreSQL)
Les instances PostgreSQL déployées par l’opérateur sont redémarrées lors d’une montée de version de l’opérateur. Selon la configuration des instances, une opération manuelle sera nécessaire pour mettre à jour le primaire.
Il existe une méthode pour éviter ce comportement. Cependant elle ne
garantit pas le critère immuable que devrait suivre un Pod.
Nous vous conseillons de l’utiliser qu’à des fins de tests.
À titre d’information, voici la méthode à suivre pour y parvenir.
Pour cela il faut modifier la configuration de l’opérateur en passant le
paramètre ENABLE_INSTANCE_MANAGER_INPLACE_UPDATES à
true. Cela permettra de mettre à jour le
manager sans pour autant redémarrer le Pod
complet. Cette configuration doit être faite dans un objet
ConfigMap.
Créer un
Clusteravec une seule instance dans la dernière version de PostgreSQL disponible.
Le fichier suivant vous permet cela. Créer le dans, par exemple,
~/cluster_pdb.yaml et créer la ressource avec
kubectl apply -f ~/cluster_pdb.yaml.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: cluster-pdb
spec:
instances: 1
storage:
size: 1GiRetrouver la ressource
PodDisruptionBudgetet la décrire.
L’abréviation pdb avec kubectl get peut
être utilisée.
kubectl get pdb
NAME MIN AVAILABLE MAX UNAVAILABLE ALLOWED DISRUPTIONS AGE
cluster-pdb-primary 1 N/A 0 6m23s
kubectl describe pdb cluster-pdb-primary
Name: cluster-pdb-primary
Namespace: default
Min available: 1
Selector: cnpg.io/cluster=cluster-pdb,cnpg.io/instanceRole=primary
Status:
Allowed disruptions: 0
Current: 1
Desired: 1
Total: 1
Events:
Trouver le nœud sur lequel fonctionne le
Podprimaire de votre instance primaire.
kubectl get pod cluster-pdb-1 -o wide
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
cluster-pdb-1 1/1 Running 0 31s 10.244.1.15 kind-worker <none> <none>
Dans cet exemple, le nœud est kind-worker. Cela peut
être différent pour vous. Comme il n’y a qu’un Pod, il
s’agit forcément de l’instance primaire.
Effectuer un
drainde ce nœud. Que se passe t’il ?
Le drain d’un nœud peut se déclencher avec la commande
kubectl drain. Des options supplémentaires peuvent être
indiquées comme --delete-emptydir-data ou
--ignore-daemonsets.
kubectl drain kind-worker --delete-emptydir-data --ignore-daemonsets
node/kind-worker cordoned
Warning: ignoring DaemonSet-managed Pods: kube-system/kindnet-rqjqx, kube-system/kube-proxy-dv4ld
evicting pod default/cluster-pdb-1
error when evicting pods/"cluster-pdb-1" -n "default" (will retry after 5s): Cannot evict pod as it would violate the pod's disruption budget.
evicting pod default/cluster-pdb-1
error when evicting pods/"cluster-pdb-1" -n "default" (will retry after 5s): Cannot evict pod as it would violate the pod's disruption budget.
Le nœud est marqué cordoned. Kubernetes cherche à
évincer les Pods. La politique d’éviction de notre
Cluster n’étant pas respectée
(Cannot evict pod as it would violate the pod's disruption budget.),
le drain du nœud ne peut se faire.
Arrêter le
draindu nœud.
kubectl uncordon kind-worker
Ajouter une instance secondaire à votre
Cluster. Vérifier qu’elle soit correctement démarrée avant de passer à la suite.
spec:
instances: 2Attendez que le Pod de l’instance secondaire soit
marquée comme Running ou que le statut du
Cluster soit bien
Cluster in healthy state.
kubectl get cluster
NAME AGE INSTANCES READY STATUS PRIMARY
cluster-pdb 18m 2 2 Cluster in healthy state cluster-pdb-1
Trouver le nœud sur lequel fonctionne le
Podde votre instance secondaire.
kubectl get pod cluster-pdb-2 -o wide
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
cluster-pdb-2 0/1 Running 0 10s 10.244.2.17 kind-worker2 <none> <none>
Ici il s’agit du nœud kind-worker2.
Effectuer un
drainde ce nœud. Que se passe t’il ?
kubectl drain kind-worker2 --delete-emptydir-data --ignore-daemonsets
node/kind-worker2 cordoned
Warning: ignoring DaemonSet-managed Pods: kube-system/kindnet-t8c2x, kube-system/kube-proxy-rt6s9
evicting pod default/cluster-pdb-2
evicting pod cnpg-system/cnpg-controller-manager-65bfdb64c9-4rx2v
pod/cnpg-controller-manager-65bfdb64c9-4rx2v evicted
pod/cluster-pdb-2 evicted
node/kind-worker2 drained
Au passage, notons que le drain affecte tous les
Pods du nœud. Donc, dans cet exemple, il y a aussi le
Pod de l’opérateur qui se voit être évincé :
evicting pod cnpg-system/cnpg-controller-manager-65bfdb64c9-4rx2v.
Ce dernier sera recréé sur un autre nœud pouvant l’accueillir.
Le Pod du secondaire est également bien supprimé du
nœud. L’opérateur (après que celui-ci est été lui-même recréé) cherche à
le redéployer ailleurs. S’il n’existe pas de troisième nœud, le
Pod restera à l’état Pending, en attendant
qu’un nouveau nœud soit disponible.
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
cluster-pdb-1 1/1 Running 0 6m3s 10.244.1.15 kind-worker <none> <none>
cluster-pdb-2 0/1 Pending 0 3m10s <none> <none> <none> <none>
Arrêter le
draindu nœud.
kubectl uncordon kind-worker2
node/kind-worker2 uncordoned
L’instance secondaire doit redevenir opérationnelle.
Effectuer un
draindu nœud où se trouve l’instance primaire. Que se passe t’il ?
kubectl drain kind-worker --delete-emptydir-data --ignore-daemonsets
node/kind-worker cordoned
Warning: ignoring DaemonSet-managed Pods: kube-system/kindnet-rqjqx, kube-system/kube-proxy-dv4ld
evicting pod default/cluster-pdb-1
evicting pod cnpg-system/cnpg-controller-manager-65bfdb64c9-n7vgn
error when evicting pods/"cluster-pdb-1" -n "default" (will retry after 5s): Cannot evict pod as it would violate the pod's disruption budget.
pod/cnpg-controller-manager-65bfdb64c9-n7vgn evicted
evicting pod default/cluster-pdb-1
error when evicting pods/"cluster-pdb-1" -n "default" (will retry after 5s): Cannot evict pod as it would violate the pod's disruption budget.
evicting pod default/cluster-pdb-1
pod/cluster-pdb-1 evicted
node/kind-worker drained
Kubernetes cherche a évincer le Pod primaire. Or le
PodDisruptionBudget cluster-pdb-primary
indique qu’il doit y avoir toujours, au sein de cluster
Kubernetes, un Pod ayant le rôle de primaire. Ici ce n’est
pas le cas.
Il faut donc attendre que le Pod secondaire
cluster-pdb-2 soit promu primaire par l’opérateur. Et pour
cela, une opération de switchover est déclenchée. Dès que cette
dernière se termine, l’éviction du Pod peut se faire :
pod/cluster-pdb-1 evicted.
La commande kubectl cnpg status cluster-pdb permet de
nous rendre compte que le primaire à changé.
kubectl cnpg status cluster-pdb
Cluster Summary
Name default/cluster-pdb
System ID: 7600706097499480099
PostgreSQL Image: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:18.1-system-trixie
Primary instance: cluster-pdb-2
Primary promotion time: 2026-01-29 09:09:33 +0000 UTC (40s)
Status: Waiting for the instances to become active Some instances are not yet active. Please wait.
Instances: 2
Ready instances: 1
Size: 112M
Current Write LSN: 0/6000F40 (Timeline: 2 - WAL File: 000000020000000000000006)
Continuous Backup not configured
Streaming Replication status
Not available yet
Instances status
Name Current LSN Replication role Status QoS Manager Version Node
---- ----------- ---------------- ------ --- --------------- ----
cluster-pdb-2 0/6000F40 Primary OK BestEffort 1.28.0 kind-worker2
cluster-pdb-1 - - BadRequest BestEffort -
Error(s) extracting status
-----------------------------------
failed to get status by proxying to the pod, you might lack permissions to get pods/proxy: the server rejected our request for an unknown reason (get pods https:cluster-pdb-1:8000)
À cet instant, le nœud où se trouvait le primaire est
drain. Le nœud peut donc être mis à jour.
Le Cluster n’est pas dans un état Healthy
car il attend que toutes les instances soit démarrées.
Arrêter le
draindu nœud.
kubectl uncordon kind-worker
node/kind-worker uncordoned
L’instance cluster-pdb-1 qui maintenant secondaire a été
recréée :
kubectl get pod -o wide lenovo-pro: Thu Jan 29 10:10:54 2026
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
cluster-pdb-1 1/1 Running 0 75s 10.244.1.17 kind-worker <none> <none>
cluster-pdb-2 1/1 Running 0 6m26s 10.244.2.18 kind-worker2 <none> <none>
et le Cluster a retrouvé un état
Healthy.
Instances status
Name Current LSN Replication role Status QoS Manager Version Node
---- ----------- ---------------- ------ --- --------------- ----
cluster-pdb-2 0/8000000 Primary OK BestEffort 1.28.0 kind-worker2
cluster-pdb-1 0/8000000 Standby (async) OK BestEffort 1.28.0 kind-worker