Module K1
Dalibo SCOP
26.09
10 septembre 2026
| Formation | Module K1 |
| Titre | Découverte de CloudNativePG |
| Révision | 26.09 |
| https://dali.bo/k1_pdf | |
| EPUB | https://dali.bo/k1_epub |
| HTML | https://dali.bo/k1_html |
| Slides | https://dali.bo/k1_slides |
| TP | https://dali.bo/k1_tp |
| TP (solutions) | https://dali.bo/k1_solutions |
Cette formation est sous licence CC-BY-NC-SA. Vous êtes libre de la redistribuer et/ou modifier aux conditions suivantes :
PostgreSQL® Postgres® et le logo Slonik sont des marques déposées par PostgreSQL Community Association of Canada.
Ce document ne couvre que les versions supportées de PostgreSQL au moment de sa rédaction, soit les versions 14 à 18.
Quelques explications concernant Kubernetes
Pod : un ou plusieurs conteneurs applicatifsService : permet d’accéder durablement à un ou
plusieurs PodsDeployment, Secret,
Configmap, …Pods)Custom Resource Definitions (extension de l’API
Kubernetes)Se trouvent dans le handout HTML
kubectl get pod -n cnpg-system
NAME READY STATUS
cnpg-controller-manager-65bfdb64c9-nztfj 1/1 Running
ClusterSecret et ROLE)appapp, streaming_replicapg_hba, pg_identSecrets : postgresql-app (contient le mot de passe du
rôle app)
kubectl describe secrets postgresql-appServices : postgresql-r, postgresql-ro,
postgresql-rwPod(s) : où est déployé PostgreSQLspec.bootstrap.initdb du fichier YAML du
Clusterinitdb est utiliséeCustom Resource Definition (v1.30)Cluster PostgreSQLSecret pour le mot de passedatabaseRoleReclaimPolicypostgresql.confpg_hba.confpg_ident.confALTER SYSTEM désactivé
allow_alter_system à false (v17+)primaryUpdateStrategy)kubectlkubectl cnpg --helpCluster, une instance
spécifiquestatuspsqlpromotebackuplogsreloadrestart%h du paramètre log_line_prefixPodlog_* non modifiablesMise en place facilitée
instances: N1 primaire et N-1 secondairesStreaming Replication
Slot de réplication créé par défaut
Asynchrone par défaut
Pod en conservant les volumescnpgpostmasterN’hésitez pas, c’est le moment !
La version en ligne des solutions de ces TP est disponible sur https://dali.bo/k1_solutions.
But : Prendre en main le cluster Kubernetes.
Se connecter à la machine qui vous est dédiée.
ssh root@A.B.C.D
Trouver la version de l’utilitaire
kubectl.
kubectl version
kubectl version
Client Version: v1.34.3
Kustomize Version: v5.7.1
Server Version: v1.34.0
L’utilitaire kubectl vous permet d’interagir avec le
cluster Kubernetes déployé.
Lister les nœuds du cluster Kubernetes.
kubectl get nodes
NAME STATUS ROLES AGE VERSION
kind-control-plane Ready control-plane 135m v1.34.0
kind-worker Ready <none> 134m v1.34.0
kind-worker2 Ready <none> 134m v1.34.0
Cet utilitaire sait avec quel cluster Kubernetes interagir grâce au
fichier ~/.kube/config qui se trouve dans le répertoire de
votre utilisateur.
But : Installer l’opérateur dans le cluster Kubernetes ainsi que des modules complémentaires.
Il existe plusieurs méthodes pour installer l’opérateur : soit en
appliquant directement les fichiers YAML soit en utilisant le
Helm Chart fourni par le projet. Pour cet atelier, nous
utiliserons la première méthode, plus simple et rapide.
Installer la version 1.30.0 de l’opérateur avec la commande
kubectl apply -f:
kubectl apply --server-side -f \
https://raw.githubusercontent.com/cloudnative-pg/cloudnative-pg/release-1.30/releases/cnpg-1.30.0.yaml
namespace/cnpg-system serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/backups.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/clusterimagecatalogs.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/clusters.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/imagecatalogs.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/poolers.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/scheduledbackups.postgresql.cnpg.io serverside-applied
serviceaccount/cnpg-manager serverside-applied
clusterrole.rbac.authorization.k8s.io/cnpg-manager serverside-applied
clusterrolebinding.rbac.authorization.k8s.io/cnpg-manager-rolebinding serverside-applied
configmap/cnpg-default-monitoring serverside-applied
service/cnpg-webhook-service serverside-applied
deployment.apps/cnpg-controller-manager serverside-applied
mutatingwebhookconfiguration.admissionregistration.k8s.io/cnpg-mutating-webhook-configuration serverside-applied
validatingwebhookconfiguration.admissionregistration.k8s.io/cnpg-validating-webhook-configuration serverside-applied
Les fichiers seront récupérés depuis internet et appliqués sur votre
cluster Kubernetes. Pour rappel, l’outil kubectl sait avec
quel cluster Kubernetes interagir grâce au fichier
kubeconfig.
Ces fichiers là contiennent la définition de différents ressources :
Namespace;CustomResourceDefinition pour les différentes
ressources que l’opérateur va gérer (Backup,
Cluster, …)ServiceAccount,
unClusterRoleBinding et surtout un déploiement du
controller CloudNativePG.Par défaut, le Controller, cerveau de l’opérateur, sera
déployé dans le Namespace cnpg-system, créé lors
de l’installation du l’opérateur. Ce controller n’est ni plus ni moins
qu’une application. On peut voir le controller avec la
commande kubectl get pods et en indiquant le bon
Namespace :
Lister les
Podsprésents dans lenamespacecnpg-system.
kubectl get pods -n cnpg-system
NAME READY STATUS RESTARTS AGE
cnpg-controller-manager-7fc549dc69-xq7gq 1/1 Running 0 11s
Retrouver la liste des nouvelles ressources Kubernetes disponibles grâce à l’opérateur CloudNativePG.
kubectl api-resources --api-group postgresql.cnpg.io
backups postgresql.cnpg.io/v1 true Backup
clusterimagecatalogs postgresql.cnpg.io/v1 false ClusterImageCatalog
clusters postgresql.cnpg.io/v1 true Cluster
imagecatalogs postgresql.cnpg.io/v1 true ImageCatalog
poolers postgresql.cnpg.io/v1 true Pooler
scheduledbackups postgresql.cnpg.io/v1 true ScheduledBackup
But : Déployer un cluster PostgreSQL mono-instance, s’y connecter et suivre les traces de l’opérateur et de l’instance.
Voici un exemple de fichier YAML très simple qui permet de déployer une instance PostgreSQL en version 17.5 avec 5 Go de volume associés au
PGDATAet 5 autres aux journaux de transactions.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: postgresql-demo
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.5-standard-bookworm
instances: 1
storage:
size: 5Gi
walStorage:
size: 5Gi
affinity:
enablePodAntiAffinity: true
topologyKey: kubernetes.io/hostname
podAntiAffinityType: preferred
resources:
requests:
memory: "256Mi"
cpu: "0.5"
limits:
memory: "512Mi"
cpu: "1"Quelques informations supplémentaires sur le contenu de ce fichier :
apiVersion : La version de l’API de Kubernetes est
utilisée ;kind : Le type d’objet créé ;metadata : Des informations pour identifier l’objet
;spec : La définition de l’objet en question (“l’état
désiré”) ;imageName : Le nom de l’image utilisée ;instances : Le nombre d’instances voulues (sera
toujours 1 primaire + le reste en secondaire(s) ;)storage : Les informations sur le stockage souhaité
pour le PGDATA ;walStorage : Les informations sur le stockage souhaité
pour les WALs ;affinity : Indique où et comment seront déployées les
instances de ce Cluster ;resources : L’indication de requests et
limits sur la RAM et CPU.Créer le fichier
postgresql-demo.yamldans lehome directorydedaliboet copier le contenu YAML ci-dessus :
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: postgresql-demo
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.5-standard-bookworm
instances: 1
storage:
size: 5Gi
walStorage:
size: 5Gi
affinity:
enablePodAntiAffinity: true
topologyKey: kubernetes.io/hostname
podAntiAffinityType: preferred
resources:
requests:
memory: "256Mi"
cpu: "0.5"
limits:
memory: "512Mi"
cpu: "1"
Dans un autre terminal sur la VM, suivre les traces du
controlleravec la commandekubectl logs -f -n cnpg-system <POD>et l’utilitairejq. Pour retrouver le nom duPoddu controlleur, vous pouvez utiliserkubectl get pod -A.
kubectl logs -f -n cnpg-system cnpg-controller-manager-7fc549dc69-8v8xw | jq
Retourner dans l’ancienne session SSH et créer l’instance PostgreSQL à partir du fichier
~/postgresql-demo.yamlaveckubectl. En parallèle regarder ce qu’il se passe dans les traces ducontroller:
kubectl apply -f ~/postgresql-demo.yaml
cluster.postgresql.cnpg.io/postgresql-demo created
Une instance PostgreSQL est désormais en train d’être déployée par l’opérateur. Vous avez décrit ce que vous souhaitiez avoir, l’opérateur fait le reste.
Plusieurs choses se passent lorsque vous appliquez ce fichier avec
kubectl. Tout d’abord l’opérateur va déployer un premier
Pod appelé
<clusterName>-1-initdb-<random>.
initdb devrait vous faire penser à la la commande à
exécuter lorsque vous devez créer une instance manuellement par
exemple.
kubectl get pods --watch
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 0/1 Pending 0 2s <none> <none> <none> <none>
Ce Pod là se repose sur une image qui doit être
téléchargée. C’est pour cela que vous devez avoir autorisé l’accès vers
internet (ou votre dépôt local d’images) à votre cluster. Lorsque
celle-ci est récupérée, le Pod est « amorcé » et les
conteneurs d’initialisation sont déployés, comme on peut le voir avec
cette seconde remontée. Ici il existe un conteneur d’initialisation mais
aucun n’est terminé.
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 0/1 Init:0/1 0 13s <none> k8s-demo <none> <none>
Au fur et à mesure, le Pod passe par d’autres états…
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 0/1 PodInitializing 0 24s 10.244.228.68 k8s-demo <none> <none>
… jusqu’à l’état Running. À cette étape-ci, le
Pod va notamment initialiser l’instance avec la création de
l’arborescence du PGDATA.
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 1/1 Running 0 35s 10.244.228.68 k8s-demo <none> <none>Enfin, lorsque cette étape est terminée, l’opérateur CloudNativePG
déploie un autre Pod qui cette fois-ci ne porte plus le mot
initdb. Un numéro est ajouté à la fin du nom. Une adresse
IP est attribuée à ce Pod (IP privée RFC 1918) :
kubectl get pods -o wide
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 10m 10.244.228.69 k8s-demo <none> <none>
Votre Pod est prêt et donc votre instance aussi !
Se connecter à l’instance et vérifier la version de celle-ci. Vous pouvez utiliser
kubectl exec […]comme ceci :
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -c postgres -- psql
ou, via le plugin :
kubectl cnpg psql postgresql-demo
psql (17.5 (Debian 17.5-1.pgdg120+1))
Type "help" for help.
postgres=# select version()\gx
-[ RECORD 1 ]----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
version | PostgreSQL 17.5 (Debian 17.5-1.pgdg120+1) on x86_64-pc-linux-gnu, compiled by gcc (Debian 12.2.0-14) 12.2.0, 64-bit
La commande kubectl exec -it permet d’exécuter un
programme au sein du Pod. L’outil psql étant
présent dans l’image, cela est possible. Essayez avec vim,
qui lui n’est pas présent dans l’image, un message d’erreur
apparaîtra.
Si besoin, pour quitter psql, vous pouvez utiliser
control+d, \q ou exit.
postgres=# \q
Suivre les traces de l’instance avec la commande
kubectl logs -f postgresql-demo-1.
kubectl logs -f postgresql-demo-1
{"level":"info","ts":"2025-12-11T14:23:56.028300944Z","logger":"postgres","msg":"record","logging_pod":"postgresql-demo-1","record":{"log_time":"2025-12-11 14:23:56.027 UTC","process_id":"30","session_id":"693ad3fb.1e","session_line_num":"5","session_start_time":"2025-12-11 14:23:55 UTC","transaction_id":"0","error_severity":"LOG","sql_state_code":"00000","message":"listening on Unix socket \"/controller/run/.s.PGSQL.5432\"","backend_type":"postmaster","query_id":"0"}}
{"level":"info","ts":"2025-12-11T14:23:56.075466089Z","logger":"postgres","msg":"record","logging_pod":"postgresql-demo-1","record":{"log_time":"2025-12-11 14:23:56.075 UTC","process_id":"36","session_id":"693ad3fc.24","session_line_num":"1","session_start_time":"2025-12-11 14:23:56 UTC","transaction_id":"0","error_severity":"LOG","sql_state_code":"00000","message":"database system was shut down at 2025-12-11 14:23:48 UTC","backend_type":"startup","query_id":"0"}}
{"level":"info","ts":"2025-12-11T14:23:56.108020409Z","logger":"postgres","msg":"record","logging_pod":"postgresql-demo-1","record":{"log_time":"2025-12-11 14:23:56.107 UTC","process_id":"30","session_id":"693ad3fb.1e","session_line_num":"6","session_start_time":"2025-12-11 14:23:55 UTC","transaction_id":"0","error_severity":"LOG","sql_state_code":"00000","message":"database system is ready to accept connections","backend_type":"postmaster","query_id":"0"}}Les logs de l’instance sont récupérés au format JSON, et sont en
l’état, peu exploitables. Pour les lire plus facilement, vous pouvez
utiliser l’outil jq.
kubectl logs -f postgresql-demo-1 | jq
[…]
{
"level": "info",
"ts": "2025-09-16T11:58:11.525416928Z",
"logger": "postgres",
"msg": "record",
"logging_pod": "postgresql-demo-1",
"record": {
"log_time": "2025-09-16 11:58:11.525 UTC",
"process_id": "22",
"session_id": "68c950d3.16",
"session_line_num": "6",
"session_start_time": "2025-09-16 11:58:11 UTC",
"transaction_id": "0",
"error_severity": "LOG",
"sql_state_code": "00000",
"message": "database system is ready to accept connections",
"backend_type": "postmaster",
"query_id": "0"
}
}But : Découvrir les éléments automatiquement créés par l’opérateur.
Avec quelques lignes de YAML et peu de commandes, une instance PostgreSQL est déployée et accessible. De nombreuses choses sont créées automatiquement pour nous. Voyons de quoi il s’agit.
Bases de données
Retrouver la liste des bases de données dans l’instance déployée. La meta-commande
\lde psql vous permet de récupérer la liste des bases.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -c '\l'
ou
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -c '\l'
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
List of databases
Name | Owner | Encoding | Locale Provider | Collate | Ctype | Locale | ICU Rules | Access privileges
-----------+----------+----------+-----------------+---------+-------+--------+-----------+-----------------------
app | app | UTF8 | libc | C | C | | |
postgres | postgres | UTF8 | libc | C | C | | |
template0 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
template1 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
(4 rows)
Par défaut, une base de données app est créée dans
l’instance PostgreSQL.
Rôles et Secret
Retrouver la liste des rôles dans l’instance déployée. La méta-commande psql
\dupeut vous aider.
La méta-commande psql \du vous permet de récupérer la
liste des rôles.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -c "\du"
ou
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -c '\du'
List of roles
Role name | Attributes
-------------------+------------------------------------------------------------
app |
postgres | Superuser, Create role, Create DB, Replication, Bypass RLS
streaming_replica | Replication
Par défaut deux rôles sont créés : app et
streaming_replica. Dans la liste des bases de données, on
peut d’ailleurs voir que le rôle app est propriétaire de la
base app.
Se déconnecter de l’instance.
postgres=# \q
Se connecter à la base de données
appavec le rôleapp. Une erreur devrait vous être retournée.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -U app
ou
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -U app
psql: error: connection to server on socket "/controller/run/.s.PGSQL.5432" failed: FATAL: Peer authentication failed for user "app"
command terminated with exit code 2
Se connecter à la base de données
appavec le rôleappet en passant par la stack TCP/IP.
L’authentification du rôle app avec la méthode
peer ne peut pas se faire. Mais alors comment se connecter
avec app ? En sachant que listen_addresses est
positionné à * par défaut, une solution pour tester la
connexion est de passer par la stack TCP/IP classique en
utilisant l’option -h de psql.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -U app -h 127.0.0.1
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
Password for user app:
Il faut comprendre que le 127.0.0.1 fait référence à
l’adresse localhost du Pod. On demande à psql,
via kubectl, de se connecter sur l’interface
localhost du Pod… mais il nous faut le mot de
passe de app… où le trouver ?
CloudNativePG crée automatiquement un Secret qui
contient des informations de connexion, notamment le mot de passe de
app.
Récupérer la liste des
Secretsdu cluster aveckubectl get secrets.
kubectl get secrets
NAME TYPE DATA AGE
postgresql-demo-app kubernetes.io/basic-auth 11 24m
postgresql-demo-ca Opaque 2 24m
postgresql-demo-replication kubernetes.io/tls 2 24m
postgresql-demo-server kubernetes.io/tls 2 24m
Récupérer le mot de passe présent dans le
Secretpostgresql-demo-app. N’oubliez pas qu’il est encodé en BASE64, il faut décoder le contenu obtenu.
kubectl get secret postgresql-demo-app -o json | jq '.data.password'
"VFdyejRQbmY1RWMwVjFjUHlqYkdFZnI5RG52WE5YaXN0NUhIaFZkOENwSkpKOEthVkVLUkNxUGwweTRzaGlVbw=="
Ou bien sans jq, avec une commande kubectl
un peu plus poussée :
kubectl get secret postgresql-demo-app --no-headers -o custom-columns=Passwd:.data.password
VFdyejRQbmY1RWMwVjFjUHlqYkdFZnI5RG52WE5YaXN0NUhIaFZkOENwSkpKOEthVkVLUkNxUGwweTRzaGlVbw==
Le résultat est encodé en BASE64. Il faut donc le décoder avec la commande suivante :
kubectl get secret postgresql-demo-app --no-headers -o custom-columns=Passwd:.data.password | base64 -d
TWrz4Pnf5Ec0V1cPyjbGEfr9DnvXNXist5HHhVd8CpJJJ8KaVEKRCqPl0y4shiUo
Se connecter à l’instance en utilisant le mot de passe.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -U app -h 127.0.0.1
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
Password for user app:
psql (17.5 (Debian 17.5-1.pgdg120+1))
SSL connection (protocol: TLSv1.3, cipher: TLS_AES_256_GCM_SHA384, compression: off, ALPN: postgresql)
Type "help" for help.
app=>
L’astuce d’utiliser kubectl et psql avec
l’option -h permet à des administrateurs de se connecter,
mais cela n’est pas envisageable pour des applications. Les applications
doivent passer par les objets Services.
Services
Un Service est une couche d’abstraction qui permet
d’accéder à un ensemble de Pods spécifiques. L’association
Service - Pods se fait via des
labels. Un label est une étiquette, un tag,
apposée à une ressource.
Retrouver la liste des
Servicesdans le cluster Kubernetes.
Comme toutes les autres ressources Kubernetes, vous pouvez récupérer
les objets Services avec get.
kubectl get svc
NAME TYPE CLUSTER-IP EXTERNAL-IP PORT(S) AGE
kubernetes ClusterIP 10.96.0.1 <none> 443/TCP 6h24m
postgresql-demo-r ClusterIP 10.105.219.134 <none> 5432/TCP 6h11m
postgresql-demo-ro ClusterIP 10.105.155.153 <none> 5432/TCP 6h11m
postgresql-demo-rw ClusterIP 10.105.191.44 <none> 5432/TCP 6h11m
À chaque cluster PostgreSQL déployé, trois services sont créés :
postgresql-demo-rw qui est en lecture/écriture;postgresql-demo-ro qui sont en lecture seule;postgresql-demo-r.Retrouver les labels définis sur le
Podde votre instance :
kubectl get pod postgresql-demo-1 --show-labels
NAME READY STATUS RESTARTS AGE LABELS
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 26h cnpg.io/cluster=postgresql-demo,cnpg.io/instanceName=postgresql-demo-1,cnpg.io/instanceRole=primary,cnpg.io/podRole=instance,role=primary
Retrouver la description du
Servicepostgresql-demo-roet retrouver la partieSelectorqui indique à quel(s)Pod(s) sera associé ceService.
kubectl describe service postgresql-demo-ro
Name: postgresql-demo-ro
Namespace: default
Labels: cnpg.io/cluster=postgresql-demo
Annotations: cnpg.io/operatorVersion: 1.28.1
Selector: cnpg.io/cluster=postgresql-demo,cnpg.io/instanceRole=replica
Type: ClusterIP
IP Family Policy: SingleStack
IP Families: IPv4
IP: 10.96.123.203
IPs: 10.96.123.203
Port: postgres 5432/TCP
TargetPort: 5432/TCP
Endpoints:
Session Affinity: None
Internal Traffic Policy: Cluster
Events: <none>
Lorsqu’une bascule a lieu, les labels des Pods
sont mis à jour et l’association Service - Pod
est automatiquement adaptée.
De ce fait, si vos applications utilisent bien le nom du
Service dans les informations de connexion, elles seront
automatiquement redirigées vers la nouvelle instance primaire par
exemple.
Il existe plusieurs méthodes pour créer un rôle dans une instance.
L’ordre SQL CREATE ROLE … peut évidemment être utilisé,
mais pour cet exemple, nous allons passer par la méthode déclarative et
demander à l’opérateur de faire en sorte que le rôle soit présent dans
l’instance.
Créer un fichier
~/roles.yaml.
touch ~/roles.yaml
Créer un rôle
dbaayant les droitsSUPERUSERdans l’instance. Cela peut se faire grâce à la ressourceDatabaseRole.
Par exemple, le fichier ~/roles.yaml ressemblerait à
:
---
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: DatabaseRole
metadata:
name: dba
spec:
cluster:
name: postgresql-demo
name: dba
comment: "Utilisateur Support"
login: true
superuser: true
databaseRoleReclaimPolicy: deleteAppliquer la modification avec
kubectl apply -f ~/roles.yaml.
kubectl apply -f ~/roles.yaml
databaserole.postgresql.cnpg.io/dba created
Vérifier que le rôle a bien été créé.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -c '\du'
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
List of roles
Role name | Attributes
-----------------------+----------------------------------------
--------------------
app |
cnpg_metrics_exporter |
dba | Superuser
postgres | Superuser, Create role, Create DB, Repl
ication, Bypass RLS
streaming_replica | Replication
Le rôle est bien créé mais il n’a actuellement pas de mot de passe configuré.
Si vous souhaitez en ajouter un, vous pouvez le faire de plusieurs manières :
ALTER ROLE … SET PASSWORD …
;\password <user> (la préférer à
ALTER ROLE…);Secret.C’est cette dernière méthode que nous allons suivre. Pour cela, le
mot de passe n’est jamais passé en clair dans le fichier YAML. Il est en
fait nécessaire de créer un objet Secret qui contiendra ce
mot de passe encodé en BASE64 ainsi que le nom du rôle. C’est ce
Secret là qui sera utilisé dans le fichier YAML.
Encoder le nom du rôle (
dba) en BASE64.
printf "dba" | base64
ZGJh
Encoder le mot de passe (
ilovemydba) en BASE64.
Vous pouvez ajouter un espace avant echo pour que la
commande n’apparaisse pas dans l’historique de l’utilisateur
dalibo.
printf "ilovemydba" | base64
aWxvdmVteWRiYQ==
Créer un fichier
~/secret.yamlavec le contenu suivant puis créer leSecret.
apiVersion: v1
data:
username: ZGJh
password: aWxvdmVteWRiYQ==
kind: Secret
metadata:
name: secret-password-dba
labels:
cnpg.io/reload: "true"
type: kubernetes.io/basic-authkubectl apply -f ~/secret.yaml
secret/secret-password-dba created
Ajouter ce mot de passe à la définition du rôle
dbadans le fichier~/roles.yaml, dans le champpasswordSecret.
---
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: DatabaseRole
metadata:
name: dba
spec:
cluster:
name: postgresql-demo
name: dba
comment: "Utilisateur Support"
login: true
superuser: true
databaseRoleReclaimPolicy: delete
passwordSecret:
name: secret-password-dbaAppliquer les modifications.
kubectl apply -f ~/roles.yaml
databaserole.postgresql.cnpg.io/dba configured
Se connecter avec ce nouveau rôle à la base
postgres.
Le rôle dba peut désormais se connecter avec son super
mot de passe. Par exemple :
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -c postgres -- psql -d postgres -U dba -h 127.0.0.1
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
Password for user dba:
psql (17.0 (Debian 17.0-1.pgdg110+1))
SSL connection (protocol: TLSv1.3, cipher: TLS_AES_256_GCM_SHA384, compression: off, ALPN: postgresql)
Type "help" for help.
postgres=#
Créer une base de données
db1dans l’instancepostgresql-demo. Le propriétaire de cette base doit être le rôleapp. Pour cela, créer un fichierdb1.yamlcontenant la définition d’une ressourceDatabase.
Voici la déclaration d’une telle base de données.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Database
metadata:
name: db1
spec:
name: db1
owner: app
cluster:
name: postgresql-demoCréer la nouvelle ressource avec
kubectl apply -f ~/db1.yaml.
kubectl apply -f db1.yaml
database.postgresql.cnpg.io/db1 created
Vérifier la présence de cette base de données dans l’instance.
Plusieurs possibilités. En voici une :
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -c "\l"
List of databases
Name | Owner | Encoding | Locale Provider | Collate | Ctype | Locale | ICU Rules | Access privileges
-----------+----------+----------+-----------------+---------+-------+--------+-----------+-----------------------
app | app | UTF8 | libc | C | C | | |
db1 | app | UTF8 | libc | C | C | | |
postgres | postgres | UTF8 | libc | C | C | | |
template0 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
template1 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
(5 rows)
But : Déployer une instance secondaire dans le
cluster postgresql-demo.
Notre instance actuellement déployée ne possède pas de secondaire.
L’ajout de secondaire se fait facilement en modifiant le paramètre
instances dans la section spec de notre
fichier yaml.
Déployer un secondaire à votre instance en modifiant le paramètre
instancesà 2.
kubectl apply -f ~/postgresql-demo.yaml
Un second Pod va être déployé.
kubectl get pod | grep demo
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 73m
postgresql-demo-2-join-h2vvw 0/1 Init:0/1 0 38s
kubectl get pod | grep demo
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 73m
postgresql-demo-2-join-h2vvw 0/1 PodInitializing 0 58s
kubectl get pod | grep demo
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 73m
postgresql-demo-2 1/1 Running 0 31s
Et voilà, un secondaire a été créé ! L’opérateur CloudNativePG
s’assure de tout configurer : ajout du paramètre
primary_conninfo, création du fichier
standby.signal, mise à jour de pg_hba.conf,
slot de réplication, etc. Le secondaire se connecte alors au
primaire en utilisant la réplication physique native de PostgreSQL
(Streaming Replication).
Regardons la configuration qui est mise en place par défaut.
Se connecter avec
psqlau secondaire nouvellement créé.
kubectl exec -it postgresql-demo-2 -c postgres -- psql
Récupérer le contenu du paramètre
primary_conninfo.
postgres=# \x
Expanded display is on.
postgres=# SHOW primary_conninfo ;
-[ RECORD 1 ]----+---------------------
primary_conninfo | host=postgresql-demo-rw user=streaming_replica […]
La sortie a été mise en forme pour plus de lisibilité.
host=postgresql-demo-rw
user=streaming_replica
port=5432
sslkey=/controller/certificates/streaming_replica.key
sslcert=/controller/certificates/streaming_replica.crt
sslrootcert=/controller/certificates/server-ca.crt
application_name=postgresql-demo-2
sslmode=verify-caLe secondaire utilise le Service
postgresql-demo-rw pour accéder à l’instance primaire. Vous
comprendrez qu’une résolution DNS interne au cluster Kubernetes
doit se faire pour retrouver l’adresse IP associée. La réplication
utilise l’utilisateur dédié streaming_replica créé par
CloudNativePG lors du déploiement de la première instance.
L’authentification se fait par certificat. Le paramètre
application_name permet d’indiquer un nom d’application
dans les informations liée la connexion.
Se connecter avec
psqlau primaire.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -c postgres -- psql
ou, via le plugin :
kubectl cnpg psql postgresql-demo
Récupérer le contenu de la table
pg_stat_replication.
postgres=# SELECT * FROM pg_stat_replication\gx
-[ RECORD 1 ]----+------------------------------
pid | 16026
usesysid | 16386
usename | streaming_replica
application_name | postgresql-demo-2
client_addr | 10.244.1.11
client_hostname |
client_port | 54458
backend_start | 2025-12-12 07:13:15.829844+00
backend_xmin |
state | streaming
sent_lsn | 0/B000130
write_lsn | 0/B000130
flush_lsn | 0/B000130
replay_lsn | 0/B000130
write_lag | 00:00:00.000806
flush_lag | 00:00:00.013548
replay_lag | 00:00:00.014192
sync_priority | 0
sync_state | async
reply_time | 2025-12-12 07:17:57.892685+00
Par défaut, c’est une réplication asynchrone qui est créée.
Récupérer le contenu de la table
pg_replication_slots.
postgres=# SELECT * FROM pg_replication_slots \gx
-[ RECORD 1 ]-------+------------------------
slot_name | _cnpg_postgresql_demo_2
plugin |
slot_type | physical
datoid |
database |
temporary | f
active | t
active_pid | 16026
xmin |
catalog_xmin |
restart_lsn | 0/C000060
confirmed_flush_lsn |
wal_status | reserved
safe_wal_size |
two_phase | f
inactive_since |
conflicting |
invalidation_reason |
failover | f
synced | f
Par défaut, CloudNativePG crée automatiquement un slot de réplication pour sécuriser la réplication. Son nom permet de savoir facilement à quoi il correspond.
Le slot de réplication garantit au secondaire que son primaire ne recyclera pas les journaux de transactions dont il aura encore besoin. Le secondaire peut donc prendre un retard conséquent sans risque de décrochage. Attention à l’accumulation des WALs qu’il peut y avoir sur le primaire en cas de retard ou de problème (coupure réseau, crash secondaire, etc).
Sur le primaire, créer une table dans la base
app.
Sur le primaire :
postgres=# \c app
app=# CREATE TABLE ma_table (i int);
CREATE TABLE
Vérifier qu’elle se trouve également sur le secondaire.
Sur le secondaire :
postgres=# \c app
You are now connected to database "app" as user "postgres".
app=# \dt
List of relations
Schema | Name | Type | Owner
--------+----------+-------+----------
public | ma_table | table | postgres
(1 row)
La réplication fonctionne !
L’opérateur CloudNativePG veille à déployer les instances PostgreSQL sur des nœuds différents afin de garantir la disponibilité. Cela permet de réduire les risques liés à un incident en s’assurant que toutes les instances ne sont pas affectées simultanément. Cette configuration permet également la répartition de la charge entre plusieurs nœuds pour des opérations de lecture.
Trouver le nom du nœud où est déployée chaque instance.
kubectl get pod -o wide
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 16h 10.244.2.11 kind-worker2 <none> <none>
postgresql-demo-2 1/1 Running 0 8m34s 10.244.1.11 kind-worker <none> <none>
Cette répartition est possible grâce notamment à la configuration de
l’affinité et anti-affinité entre Pod ajoutée au YAML du
Cluster.
But : Découvrir des fonctionnalités plus complexes.
Il existe plusieurs méthodes pour mettre en place une réplication synchrone. Le but ici n’est pas de les évoquer ni de les comparer, mais simplement de voir le principe de la configuration.
Pour l’exemple, nous mettrons en place la méthode par
Quorum.
Modifier la configuration de l’instance en rajoutant le bloc suivant à votre fichier
~/postgresql-restored-demo.yaml.
kubectl apply -f postgresql.yaml
cluster.postgresql.cnpg.io/postgresql-demo configured
Vérifier que la réplication est synchrone en regardant le champ
sync_statede la vuepg_stat_replicationde l’instance primaire.
postgres=# select * from pg_stat_replication\gx
-[ RECORD 1 ]----+------------------------------
pid | 1210
usesysid | 16386
usename | streaming_replica
application_name | postgresql-restored-demo-1
client_addr | 10.244.3.29
client_hostname |
client_port | 51518
backend_start | 2025-12-15 18:29:04.335147+00
backend_xmin |
state | streaming
sent_lsn | 0/D000000
write_lsn | 0/D000000
flush_lsn | 0/D000000
replay_lsn | 0/D000000
write_lag |
flush_lag |
replay_lag |
sync_priority | 1
sync_state | quorum
reply_time | 2025-12-15 18:52:30.849357+00
sync_state est bien à quorum.
Plus d’informations sur la [documentation](https://cloudnative-pg.io/docs/current/replication#synchronous-replication.
Pour voir comment une application peut se connecter à une instance, nous allons déployer pgAdmin dans le cluster Kubernetes.
Ouvrir une nouvelle session SSH. Passer en tant qu’utilisateur
dalibo.
Créer le fichier
~/pgadmin.yamlavec le contenu suivant et le déployer dans le cluster Kubernetes.
apiVersion: apps/v1
kind: Deployment
metadata:
name: pgadmin
spec:
replicas: 1
selector:
matchLabels:
app: pgadmin
template:
metadata:
labels:
app: pgadmin
spec:
containers:
- name: pgadmin
image: dpage/pgadmin4
ports:
- containerPort: 80
env:
- name: PGADMIN_DEFAULT_EMAIL
value: admin@example.com
- name: PGADMIN_DEFAULT_PASSWORD
value: adminkubectl apply -f ~/pgadmin.yaml
deployment.apps/pgadmin created
Récupérer le nom du
PodpgAdmin déployé, et lancer la commande suivante :
kubectl port-forward --address 0.0.0.0 pgadmin-*****-***** 8888:80
Cette commande permet de forwarder le trafic entrant sur le
port TCP 8888 de la machine vers le port 80 du Pod pgAdmin,
rendant ainsi accessible l’application. Cette méthode reste valide pour
des démonstrations, n’allez pas mettre ça en production :).
Accéder à l’interface de pgAdmin via votre navigateur
http://adresseippublique:8888et connectez vous à l’interface (admin@example.com / admin).
L’adresse IP publique de la machine peut être retrouvée avec la commande suivante :
ip -f inet addr show ens2
2: ens2: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 qdisc fq_codel state UP group default qlen 1000
altname enp0s2
inet 51.158.67.253/32 metric 100 scope global dynamic ens2
valid_lft 842sec preferred_lft 842sec
Créer une nouvelle connexion avec les informations suivantes :
postgresql-demo (Onglet General) ;postgresql-demo-rw (Onglet
Connection) ;5432 ;app;Secret;Save.Créer une nouvelle connexion avec cette fois-ci
postgresql-demo-rocomme paramètreHost name/addresset créer une tableCREATE TABLE ma_table (i int);.
Cette commande ne pourra pas être exécutée comme le
Service renvoie sur une instance secondaire qui est
nécessairement en lecture seule. Le message d’erreur sera :
ERROR: cannot execute CREATE TABLE in a read-only transaction
SQL state: 25006
Vous avez maintenant l’application pgAdmin déployée dans Kubernetes
qui a accès à l’instance postgresql-demo. L’exemple
ci-dessus montre comment une application peut accéder à une base de
données en utilisant la ressource Service prévue à cet
effet. Application et base se trouvent toutes deux dans Kubernetes.
Accéder à l’instance PostgreSQL depuis une application externe (déployée
ailleurs) est plus complexe, demande le déploiement d’autres ressources…
mais ne sera pas traité ici.