Dalibo SCOP
| Formation | Module K1 |
| Titre | Découverte de CloudNativePG |
| Révision | 26.09 |
| https://dali.bo/k1_pdf | |
| EPUB | https://dali.bo/k1_epub |
| HTML | https://dali.bo/k1_html |
| Slides | https://dali.bo/k1_slides |
| TP | https://dali.bo/k1_tp |
| TP (solutions) | https://dali.bo/k1_solutions |
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Cette licence couvre les diapositives, les manuels eux-mêmes et les travaux pratiques. Cette formation peut également contenir quelques images et schémas dont la redistribution est soumise à des licences différentes qui sont alors précisées.
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Ce document ne couvre que les versions supportées de PostgreSQL au moment de sa rédaction, soit les versions 14 à 18.
Sur les versions précédentes susceptibles d’être encore rencontrées en production, seuls quelques points très importants sont évoqués, en plus éventuellement de quelques éléments historiques.
Sauf précision contraire, le système d’exploitation utilisé est Linux.
Photo de Walter Gehr, Creative Commons licence.
Différents sujets seront abordés pour présenter l’opérateur du mieux possible, que ce soit sur le projet CloudNativePG (historique, développement, CNCF…), sur ses fonctionnalités, ses mécanismes internes ou encore les images utilisées.
L’objectif de ce module est la découverte de l’opérateur CloudNativePG mais également de sa prise en main comme l’opérateur facilite le déploiement de clusters PostgreSQL dans Kubernetes.
Le TP permet d’installer l’opérateur CloudNativePG, de déployer un cluster PostgreSQL et d’effectuer différentes opérations comme la configuration d’une instance, la mise en place de sauvegardes ou de la restauration. Des exercices optionnels sont également présents.
Kubernetes est une plateforme qui permet d’orchestrer le déploiement de nombreuses applications sous la forme de conteneurs. Cette plateforme, initialement imaginée pour des applications dites Stateless (sans état), est devenue petit à petit une pierre angulaire de l’infrastructure informatique de nombreuses sociétés. Particulièrement appréciée des développeurs, cette solution se voit être de plus en plus utilisée pour héberger des applications de type base de données, quelles soient relationnelles ou non.
Ce schéma montre très simplement le principe d’un cluster Kubernetes, composé de trois nœuds de travail, ou Workers, et d’un plan de contrôle, ou Control Plane qui est en charge de gérer les ressources et la distribution des conteneurs sur l’ensemble des nœuds du cluster.
Sur chacun des nœuds se trouvent un environnement d’exécution de
conteneur (ou Container Runtime, comme DockerEngine,
containerd
ou encore CRI-O,)
qui permet au Kubelet (composant Kubernetes) de créer les
Pods et les conteneurs qui les composent.
Lorsqu’une application conteneurisée doit être déployée, un nœud est
choisi en suivant certaines règles et un Pod est créé. Il
peut contenir un ou plusieurs conteneurs qui partageront alors une
certains nombre de ressources (mémoire, processeur, Huge Pages,
pile réseau, etc).
Tout l’objet de ce module est de voir comment il est possible de déployer des instances PostgreSQL conteneurisées grâce au concept d’opérateur Kubernetes.
Kubernetes permet la création de certains objets (Resources), au sein d’un cluster. Il y a de nombreux objets ayant chacun un rôle bien précis dans différents domaines (réseau, stockage, déploiement de conteneur, configuration, tâche planifiée, …). C’est à partir de ces objets de base que l’on peut définir les applications à déployer en écrivant des manifests au format YAML.
Un Pod par exemple est le plus petit objet dans
Kubernetes. Il représente la plus petite unité déployable au sein d’un
cluster. Il embarque un ou plusieurs conteneurs applicatifs,
une identité réseau pour les rendre joignables, des options
supplémentaires et des ressources (ram, cpu, …) qui, le cas échéant,
seront partagées entre les différents conteneurs.
Les Services quant à eux permettent d’accéder aux
Pods quelque soit l’emplacement où ils se trouvent, c’est à
dire que, si un Pod est redéployé sur un autre nœud, il
saura acheminer les paquets réseaux au bon endroit.
Ces objets, bien que nombreux peuvent être assez génériques,
notamment les Pods qui se “contentent” de déployer des
conteneurs. Ils n’ont aucune connaissance sur le type d’application
qu’ils contiennent.
C’est exactement à ce moment que rentrent en jeu les opérateurs avec la définition de ressources spécifiques et leur gestion fine des applications déployées.
Un opérateur Kubernetes est, de manière simplifiée, composé de deux éléments :
Custom Resource Definitions.Le premier élément n’est ni plus ni moins que le code de l’opérateur,
son intelligence. Il embarque un ensemble de fonctions pour gérer
convenablement PostgreSQL. L’opérateur CloudNativePG est écrit en Go et
se base sur le framework de développement de CLI Cobra. Nous ne rentrerons pas dans le
détail du développement de l’opérateur, mais sachez que pour chaque
Custom Resource définie, il existe dans le code un
controller. Cet élément est en charge de la gestion de chacune
des ressources qui peuvent être gérées par l’opérateur
(Backup, Cluster, etc ).
Les Custom Resource Definitions contiennent la
définition des nouvelles ressources Kubernetes qu’apporte l’opérateur. À
partir du moment où les définitions sont déclarées dans le
cluster Kubernetes, elles pourront être créées par un
utilisateur. Ce sera alors l’opérateur qui saura les gérer (création,
modification…).
L’installation de l’opérateur peut se faire de plusieurs manières différentes :
Les fichiers YAML se trouvent sur le
githubusercontent.com du projet CloudNativePG. Pour la
version 1.30.0 de l’opérateur, il est possible de les trouver ici : https://raw.githubusercontent.com/cloudnative-pg/cloudnative-pg/release-1.30/releases/cnpg-1.30.0.yaml.
Pour installer l’opérateur sur un cluster Kubernetes auquel
vous avez accès, rien de plus simple. Il suffit d’appeler
kubectl apply --server-side -f suivi de l’URL.
kubectl apply --server-side \
-f https://raw.githubusercontent.com/cloudnative-pg/cloudnative-pg/main/releases/cnpg-1.30.0.yaml
Différentes ressources Kubernetes seront créées
(Namespace, ServiceAccount,
Configmap, Deployment etc). Toutes sont
importantes évidemment, mais la Deployment
nommée cnpg-controller-manager est la plus centrale
puisqu’elle correspond concrètement à l’intelligence de l’opérateur
CloudNativePG.
namespace/cnpg-system serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/backups.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/clusterimagecatalogs.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/clusters.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/imagecatalogs.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/poolers.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/scheduledbackups.postgresql.cnpg.io serverside-applied
serviceaccount/cnpg-manager serverside-applied
clusterrole.rbac.authorization.k8s.io/cnpg-manager serverside-applied
clusterrolebinding.rbac.authorization.k8s.io/cnpg-manager-rolebinding serverside-applied
configmap/cnpg-default-monitoring serverside-applied
service/cnpg-webhook-service serverside-applied
deployment.apps/cnpg-controller-manager serverside-applied
mutatingwebhookconfiguration.admissionregistration.k8s.io/cnpg-mutating-webhook-configuration serverside-applied
validatingwebhookconfiguration.admissionregistration.k8s.io/cnpg-validating-webhook-configuration serverside-applied
L’autre possibilité est d’utiliser le Helm Chart proposé par
le projet CloudNativePG (ou vos propres Helm Chart si vous êtes
suffisamment à l’aise). Il est également disponible publiquement sur
Github (voir https://github.com/cloudnative-pg/charts/tree/main/charts/cloudnative-pg).
Il vous faudra avant tout ajouter le dépôt cnpg pour
retrouver les Charts :
helm repo add cnpg https://cloudnative-pg.github.io/charts
Puis installer avec la commande helm upgrade --install
:
helm upgrade --install cnpg \
--namespace cnpg-system \
--create-namespace \
cnpg/cloudnative-pg
La dernière option, via OLM, nécessite l’installation du manager OLM dans votre cluster Kubernetes puis d’installer CloudNativePG via ce manager.
Le choix de la méthode d’installation vous revient entièrement. Elle doit être adaptée à votre méthode de déploiement (à la main ? avec une chaîne CI/CD ?).
Quelque soit la manière dont est installé l’opérateur, vous ne pourrez installer qu’un seul opérateur CloudNatvePG par cluster Kubernetes.
Se trouvent dans le handout HTML
L’opérateur est installé dans le cluster Kubernetes. Regardons maintenant quelques ressources qu’il nous est possible de créer.
Quelques lignes de YAML suffisent pour décrire un cluster PostgreSQL. Voici une explication des différents champs présents :
apiVersion : la version de l’API de Kubernetes utilisée
(ici celle apportée par l’opérateur CloudNativePG) ;kind : le type d’objet créé; ici un cluster
PostgreSQL (donc une ou plusieurs instances) ;metadata : des informations pour identifier l’objet,
notamment son nom (name) ;spec : les spécifications de l’objet en question ;
instances : le nombre d’instances voulues (1 primaire,
plus des secondaire(s)) ;storage : les informations sur le stockage souhaité
pour PGDATA, par exemple la taille (size) des
Persistant Volumes ;walStorage : les informations sur le stockage souhaité
pour les journaux de transactions.Vous noterez qu’il n’est pas obligatoire d’indiquer quelle image sera
utilisée. Par défaut, l’image utilisée pour ce(s) Pod sera
celle correspondant à la dernière version à majeure de PostgreSQL. Une
bonne pratique est de toujours indiquer l’image à utiliser ainsi que son
tag.
Une autre bonne pratique dans PostgreSQL, souvent recommandée mais peu appliquée, est d’avoir au moins deux espaces de stockage bien distincts :
CloudNativePG respecte cette bonne pratique avec le paramètre
spec.walStorage. Lorsque le cluster est créé, deux
Persistant Volumes distincts sont créés automatiquement, un
pour PGDATA et un pour les journaux de transactions (WAL).
Si ce paramètre n’est pas utilisé, les journaux se trouveront dans le
même volume que PGDATA, ce que nous ne recommandons
pas.
De nombreux paramètres supplémentaires existent pour configurer nos
instances PostgreSQL. Des subtilités existent aussi dans le déploiement
du Pod, notamment sur le fait qu’un
init-container est déployé avant le conteneur PostgreSQL.
Tout ceci sera détaillé plus tard dans ce module.
En cas de panne de l’opérateur CloudNativePG, les objets
Cluster, et autres ressources, restent disponibles et
fonctionnelles dans Kubernetes : les instances ne sont pas arrêtées !
Cependant, un cas de modifications de configuration ou d’incident,
l’opérateur n’étant plus présent, aucune action automatique ne se
fera.
Lorsque vous demandez à CloudNativePG de créer un
Cluster, c’est à dire une ou plusieurs instance(s)
fonctionnant ensemble, plusieurs ressources sont automatiquement créés.
Certaines sont propres à Kubernetes d’autres sont propres à PostgreSQL
avec, par exemple, la création de rôles ou d’une base de données.
L’opérateur ayant connaissance de ces deux mondes, il va pouvoir «
lier » ces ressources entre elles. Nous le verrons avec la gestion du
mot de passe du ROLE par défaut qui est stocké dans une
ressource Service.
L’instance déployée est partiellement configurée pour fonctionner dès
sa création. Plusieurs paramètres PostgreSQL sont déjà configurés, le
fichier pg_hba.conf est en partie renseigné, des
certificats sont générés, etc.
Deux nouveaux rôles existent : app et
streaming_replica. Le premier est un rôle basique avec le
droit de connexion. Le deuxième est un rôle utilisé par les instances
secondaires lors de la mise en place de la réplication physique. Le rôle
postgres existe lui aussi mais n’est pas créé par
CloudNativePG.
Une base de données nommée app est d’office créée avec
la configuration suivante :
appappUTF8libcCCLa présence de cette base de données permet à vos développeurs de pouvoir directement utiliser l’instance sans devoir créer eux mêmes la dite base.
Des discussions sont en cours (été 2026) au sein du projet CloudNativePG pour laisser le choix de la création ou non de cette base.
Du côté de Kubernetes aussi, des ressources sont automatiquement
créées. Certaines nous concernent directement en tant qu’administrateur
PostgreSQL. Il y a notamment un Secret qui est créé et qui
contient le mot de passe du rôle PostgreSQL app. D’autres
objets comme des Services sont utilisés pour la
connectivité de l’instance, ou des instances si des réplications
existent.
Pour chaque cluster PostgreSQL déployé, trois services
dédiés sont créés. Par exemple, pour le Cluster nommé
postgresql :
postgresql-rw qui est en lecture/écriture ;postgresql-ro qui sont en lecture seule ;postgresql-r.Nous verrons lorsque le sujet de la haute disponibilité sera abordé à
quoi ces Services peuvent servir.
Les éléments déployés par défaut par CloudNativePG peuvent être modifiés si ils ne vous conviennent pas. Cependant, vous devez le faire à l’initialisation de l’instance. Cela ne sera plus possible après coup.
La section bootstrap correspond à la manière dont est
initiée l’instance. Par défaut c’est la méthode initdb qui
est utilisée, mais nous verrons que d’autres méthodes peuvent être
utlisées, notamment pour créer une instance à partir d’une
sauvegarde.
Les changements que vous voulez apporter doivent être inscrits dans
la section bootstrap.initdb. Dans l’exemple suivant, le nom
de la base automatiquement créée et le nom du rôle sont modifiés par
mabase et monrole.
bootstrap:
initdb:
database: mabase
owner: monroleDe nombreuses autres options peuvent être passées à
initdb, comme les plus notables :
dataChecksums : pour activer les sommes de contrôle sur
l’instance (false par défaut ) ;encoding : pour choisir l’encodage des caractères
(UTF8 par défaut) ;walSegmentSize : si voulez changer la taille par défaut
(16 Mo) des WALs.Vous pouvez créer des ressources Database depuis la
version 1.25.0 de l’opérateur. L’exemple ci-dessus permet de créer la
base mabase dans l’instance PostgreSQL référencée par le
paramètre spec.cluster.name. Le rôle monrole
sera le propriétaire de cette base. Il doit exister dans l’instance pour
que la création de cette ressource se fasse correctement. Autrement, un
message d’erreur apparaîtra dans la description de la ressource. Par
exemple :
kubectl get databases.postgresql.cnpg.io -o=custom-columns=MESSAGE:..message
MESSAGE
while creating database "mabase": ERROR: role "monrole" does not exist (SQLSTATE 42704)
Il existe là aussi de nombreux paramètres pour configurer une
ressource Database. En ce qui concerne l’exemple ci-dessus
:
apiVersion : la version de l’API de Kubernetes est
utilisée (ici celle apportée par l’opérateur CloudNativePG) ;kind : le type d’objet créé, ici une base de données
;metadata : des informations pour identifier l’objet,
notamment son nom (name) ;spec : les spécifications de l’objet en question ;
name : le nom de la base de données ;owner : le nom du rôle PostgreSQL qui sera le
propriétaire de la base de données. Il doit exister dans
l’instance;cluster : le nom du cluster PostgreSQL dans
laquelle doit être créée cette base de données.ensure : indique si la base doit être présente
(present) ou absente (absent) de l’instance.
Attention, si une base de données existe et qu’un CRD
Database est appliquée avec ensure: absent,
elle sera supprimée par l’opérateur.Vous pouvez trouver de manière détaillée les autres paramètres sur
cette page.
Voici d’autres paramètres de la section spec qui nous
semblent intéressants :
encoding: permet d’indiquer l’encodage de la base
(UTF8, LATIN1… ) ;template : correspond au nom du modèle de base qui doit
être utilisé pour la base créée ;isTemplate : permet d’indiquer si la base créée est un
modèle ou pas ;allowConnections : permet d’indiquer s’il sera possible
de se connecter à cette base ;connectionLimit : correspond au nombre de connexions
simultanées autorisées à cette base ;tablespace : correspond au TABLESPACE où
sera créée la base de données.Ces paramètres ne sont ni plus ni moins que les options de la
commande CREATE DATABASE de PostgreSQL.
De nouvelles possibilités sont offertes avec, notamment, la version
1.28 de l’opérateur. Le CRD Database a été modifié pour
prendre en compte la création de Foreign Data Wrappers de
manière déclarative avec les sections spec.fdws et
spec.servers.
Si la création de la ressource ne peut se faire, par exemple si le
rôle n’existe pas dans l’instance, une erreur sera retournée. Elle
pourra être visible dans la description de la ressource
Database. Si le rôle est créé après la création de la
Database, la boucle de réconciliation fera en sorte de
créer la base de données dès que possible.
La suppression d’un objet Database ne supprime pas le
base de données dans l’instance ciblée.
Le renommage d’une base de données n’est pas possible.
La création d’un schéma dans une base de données se fait avec
l’instruction CREATE SCHEMA, mais vous pouvez aussi le
faire en l’indiquant dans le fichier YAML de l’objet
Database.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Database
[…]
spec:
schemas:
- name: monschema
owner: moi
ensure: presentensure peut prendre la valeur present ou
absent. Dans le deuxième cas de figure, CloudNativePG va
faire en sorte que le schéma ne soit pas présent et le supprimera s’il
existe ! Attention au nom que vous renseignez.
Les rôles PostgreSQL peuvent être définis de deux manières
différentes. La première, directement dans l’objet Cluster,
dans une section spec.managed.roles. C’était la seule
méthode possible avant la version 1.30 de l’opérateur. Depuis, la
nouvelle CRD DatabaseRole est disponible et permet de gérer
les rôles directement comme un objet Kubernetes. Seule cette deuxième
méthode va être détaillée dans ce support comme elle devient la méthode
privilégiée.
name : est évidemment le nom du rôle à créer.
comment: simple champ commentaire ajouté au rôle si
renseigné ;login: indique si le rôle peut se connecter
(true, valeur par défaut), false sinon ;superuser: indique si le rôle est un super-utilisateur,
false (valeur par défaut) ;createdb: indique si le rôle peut créer des bases de
données au sein de l’instance ;passwordSecret.name : indique le nom du
Secret Kubernetes ou se trouve le mot de passe du rôle. Si
ce champ n’est pas renseigné, le rôle n’aura pas de mot de passe
d’attribué.Vous pouvez trouver de manière détaillée les autres paramètres sur
cette page.
Voici d’autres paramètres de la section spec.managed.roles
qui nous semblent intéressants :
validUntil : la date à partir de laquelle le rôle ne
sera plus valide :
validUntil: "2027-06-17T15:00:00Z" ;inRoles : la liste des rôles auxquels le rôle créé doit
appartenir ;replication : indique si le rôle doit avoir le rôle
REPLICATION, par défaut à false par
défaut.TODO quid si modif et changement mot de passe
Si vous souhaitez attribuer un mot de passe au rôle, il vous faudra
créer en amont un Secret qui sera référencé dans la
ressource DatabaseRole. Le champ username doit
correspondre au nom du rôle du DatabaseRole. Par exemple
:
apiVersion: v1
data:
username: ZGFsaWJvCg==
password: aEV2WVJ4VFIySDVzcjVsQg==
kind: Secret
metadata:
name: postgresql-dalibo:
labels:
cnpg.io/reload: "true"
type: kubernetes.io/basic-authLes champs username et password doivent
contenir les valeurs encodées en BASE64. Cela peut se faire en ligne de
commande avec des outils comme printf et
base64.
Déléger la création des rôles à l’opérateur est une bonne chose et
apporte plus de flexibilité. Les créer est une chose, les supprimer en
est une autre. Il est important de définir la notion de
ReclaimPolicy de la ressource via le champ
databaseRoleReclaimPolicy. Elle indique ce qui doit être
fait si la ressource Cluster à laquelle est lié le rôle
venait à être supprimé. Par défaut à retain, la ressource
restera dans le cluster Kubernetes en attente, soit d’une suppression
manuelle, soit de la remise en service du Cluster.
Exemple :
kubectl get databaseroles.postgresql.cnpg.io
NAME AGE CLUSTER PG NAME APPLIED MESSAGE
dalibo 35m postgresql dalibo false cluster resource has been deleted, skipping reconciliation
La réconciliation du rôle est arrêtée car le Cluster
n’existe plus. À la recréation du Cluster, le rôle sera
automatiquement réconcilié et donc créé dans l’instance.
kubectl get databaseroles.postgresql.cnpg.io
NAME AGE CLUSTER PG NAME APPLIED MESSAGE
dalibo 46m postgresql dalibo true
Enfin, il existe déjà une ressource native de Kubernetes nommée
ClusterRole qui correspond à un utilisateur au sein du
cluster. C’est pourquoi, les développeurs de CloudNativePG ont utilisé
DatabaseRole comme nom de CRD. Cela étant dit, la ressource
créée avec un DatabaseRole est bien un ROLE au
sein d’une instance PostgreSQL, donc d’un Cluster. Dans
PostgreSQL, les rôles sont associés à une instance et non à une base de
données spécifique.
Suivant le même principe que pour les schémas, l’ajout d’une
extension peut se faire avec l’instruction
CREATE EXTENSION. Vous pouvez le faire à la main lorsque
vous êtes connectés à la base, ou alors le demander à CloudNativePG lors
de la création de l’objet Database. Pour cela, indiquer les
extensions que vous souhaitez en les renseignant dans la partie
spec.extensions. Par exemple :
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Database
[…]
spec:
extensions:
- name: vector
ensure: presentD’autres paramètres peuvent être utilisés pour indiquer la version de l’extension à installer ou le schéma dans lequel elle doit l’être.
Les fichiers de l’extensions doivent évidement être présents dans l’image du conteneur. Certaines sont embarquées dans l’image fournie par CloudNativePG, d’autres non. Voyons comment intégrer de nouvelles extensions avec le mécanisme d’ajout dynamique (v1.27).
Jusqu’à présent, une extension devait nécessairement se trouver dans l’image utilisée pour déployer PostgreSQL. CloudNativePG en embarquait par défaut et ils nous était possible d’en ajouter en créant des images personnalisées.
À partir de la version 1.27 de l’opérateur et de la version 18 de
PostgreSQL, il est possible de tirer parti du chargement dynamique d’une
extension. Ce mécanisme repose sur le concept d’ImageVolume
de Kubernetes disponible en version 1.33.
Le principe est de décorréler l’image utilisée pour déployer PostgreSQL et celles utilisées pour ajouter un ou des extensions.
Les images utilisées pour ajouter une extension doivent respecter certaines contraintes pour pouvoir être utilisées par CloudNativePG (voir les indications disponibles sur cette page).
Une attention particulière est à apporter sur les versions des extensions utilisées ainsi que sur les distributions utilisées pour ces images : elles doivent être compatibles au niveau système et architecture CPU.
À l’image des rôles, les tablespaces sont également déclarés dans la
ressource Cluster. Il est possible de renseigner une liste
de tablespaces et de configurer chacun d’eux de manière spécifique.
tablespaces: est la liste des tablespaces qui doivent
être créés ;
name : est évidemment le nom du tablespace. N’oubliez
pas le - en début de ligne qui indique qu’il s’agit d’un
nouvel élément de la liste ;storage: contient la configuration au niveau du
stockage du tablespace ;
size: la taille du volume où sera créé le
tablespace ;storageClass: indique quelle classe de stockage doit
être utilisée pour ce volume-là ;owner : indique le nom du propriétaire de ce
tablespace;temporary : permet d’indiquer si le tablespace doit
être créé avec la clause TEMPORARY.Si le propriétaire du tablespace n’est pas renseigné, l’utilisateur
app le sera par défaut. Par défaut aussi, le tablespace est
créé avec le paramètre temporary à false.
L’option storageClass est particulièrement intéressante
pour configurer la classe de stockage sous-jacente au tablespace et
donc, in fine, au volume. Cela vous permet d’utiliser des classes de
stockage plus ou moins rapides selon vos besoins.
Lorsque le Cluster est créé, ou modifié, l’opérateur se
charge de créer les objets Persistant Volumes /
Persistant Volume Claims nécessaires et les associe au
Pod de l’instance. Par exemple, lors d’un premier
déploiement sans tablespace supplémentaire nous sommes dans la situation
suivante avec un seul PVC et un seul PV.
kubectl get pvc
NAME STATUS VOLUME CAPACITY ACCESS MODES STORAGECLASS VOLUMEATTRIBUTESCLASS AGE
postgresql-1 Bound pvc-b0eb7368-0795-48ea-89be-88475dc2a486 2Gi RWO standard <unset> 3m8s
kubectl get pv
NAME CAPACITY ACCESS MODES RECLAIM POLICY STATUS CLAIM STORAGECLASS VOLUMEATTRIBUTESCLASS REASON AGE
pvc-67dda23b-5b3c-4e15-950d-681db723d62f 1Gi RWO Delete Bound default/postgresql-1-tbs-data standard <unset> 3m10s
Après l’ajout des deux tablespaces, la situation est la suivante,
avec trois PVC et trois PV. Le premier couple
PV / PVC correspond au tablespace par
défaut.
kubectl get pvc
NAME STATUS VOLUME CAPACITY ACCESS MODES STORAGECLASS VOLUMEATTRIBUTESCLASS AGE
postgresql-1 Bound pvc-b0eb7368-0795-48ea-89be-88475dc2a486 2Gi RWO standard <unset> 6m41s
postgresql-1-tbs-data Bound pvc-67dda23b-5b3c-4e15-950d-681db723d62f 1Gi RWO standard <unset> 4m4s
postgresql-1-tbs-fast Bound pvc-934a3ab9-123e-481c-af44-d3b741961859 2Gi RWO standard <unset> 4m4s
kubectl get pv
NAME CAPACITY ACCESS MODES RECLAIM POLICY STATUS CLAIM STORAGECLASS VOLUMEATTRIBUTESCLASS REASON AGE
pvc-67dda23b-5b3c-4e15-950d-681db723d62f 1Gi RWO Delete Bound default/postgresql-1-tbs-data standard <unset> 3m59s
pvc-934a3ab9-123e-481c-af44-d3b741961859 2Gi RWO Delete Bound default/postgresql-1-tbs-fast standard <unset> 3m59s
pvc-b0eb7368-0795-48ea-89be-88475dc2a486 2Gi RWO Delete Bound default/postgresql-1 standard <unset> 6m46s
Lors de l’ajout d’un ou de plusieurs tablespaces dans un
Cluster en fonctionnement, le Pod PostgreSQL
est redémarré, générant ainsi une interruption de service.
Comme vous le savez, installer une instance PostgreSQL ne suffit pas.
Il faut en plus la configurer. Généralement, la configuration se fait
dans le fichier postgresql.conf et nécessite soit un
rechargement, soit un redémarrage de l’instance selon le paramètre
modifié.
Avec l’utilisation de CloudNativePG, il n’est plus possible de modifier directement le fichier de configuration. Tout se fait dans la définition YAML de l’instance. Voyons quels sont les changements auxquels s’attendre.
Voici par exemple comment passer le paramètre
shared_buffersà 1GB, et activer la compression
des journaux de transactions.
[…]
spec:
postgresql:
parameters:
shared_buffers: "1GB"
wal_compression: "on"
[…]La configuration d’une instance se fait dans la section
.spec.postgresql.parameters de la définition YAML du
Cluster. Les noms des paramètres sont les mêmes que ceux de
PostgreSQL. CloudNativePG ne les renomme pas d’une manière ou d’une
autre.
Un bon nombre de paramètres PostgreSQL ne sont pas modifiables dans
la section .spec.postgresql.parameters de l’instance. La
liste est disponible dans la documentation.
Cette interdiction peut paraitre surprenante, d’autant plus qu’avec un logiciel open source et libre comme PostgreSQL, nous nous attendons plutôt à être libres de nos mouvements. Le parti pris par les développeurs est que tous ces paramètres sont liés à des fonctionnalités dont l’opérateur a la charge (sauvegarde, réplication, archivage des journaux, gestion des traces, etc).
Certains d’entre eux, comme allow_alter_system
(disponible à partir de la version 17 de PostgreSQL), sont modifiables
par l’utilisation d’éléments présents dans d’autres sections de
configuration, comme par exemple enableAlterSystem, qui se
trouve dans la section .spec.postgresql.
Des vérifications sont faites sur certains. Pour reprendre l’exemple
de shared_buffers, si vous renseignez une valeur plus
grande que resources.requests.memory (allouée au
Pod), vous lèverez une alerte, et votre modification ne
sera pas appliquée.
Exemple d’un message d’erreur remonté :
The Cluster "postgresql" is invalid: spec.resources.requests.memory:
Invalid value: "512Mi": Memory request is lower than PostgreSQL `shared_buffers` value
Vous n’êtes pas sans savoir que la modification de certains paramètres nécessite soit un rechargement de la configuration, soit un redémarrage de l’instance.
Par défaut l’opération de rechargement ou de redémarrage est
déclenchée automatiquement lorsque le nouveau paramètre est appliqué.
Concrêtement, si vous modifiez max_connections, vos
instances seront automatiquement redémarrées.
Ce dernier point sera détaillé lorsque l’on traitera de la stratégie
de mise à jour que vous voulez mettre en place avec le paramètre
primaryUpdateStrategy.
La configuration de ces fichiers est évidemment possible. Il faut
utiliser la syntaxe comme dans l’exemple pour ajouter une ligne de
configuration. Il existe trois sections dans le fichier
pg_hba.conf :
FIXED RULES : qui sont des règles fixées par
l’opérateur. On retrouve une règle concernant la réplication par
exemple ;USER-DEFINED RULES : qui correspond aux règles qui
seront créées par les administrateurs ;DEFAULT RULES : qui autorise par défaut toutes les
connexions par mot de passe à toutes les bases de données.Il existe deux sections dans le fichier pg_ident.conf
:
FIXED RULES : qui sont des règles fixées par
l’opérateur. On retrouve une ligne concernant l’association de
l’utilisateur système postgres au rôle
postgres ;USER-DEFINED RULES : qui correspond aux règles qui
seront créées par les administrateurs.L’opérateur s’intègre très bien dans l’environnement Kubernetes et
s’adapte à une gestion plus dynamique des instances et des accès à
celle-ci. Il est désormais possible (v1.29+) d’utiliser des références
aux Pods ayant un label spécifique directement
dans la configuration du pg_hba.
postgresql:
pg_hba:
- host postgres admin ${podselector:app-pgadmin} scram-sha-256Le champ ${podselector:app-pgadmin} fait référence à une
configuration du Cluster dans laquelle on indique quels
Pods il est nécessaire de suivre.
podSelectorRefs:
- name: app-pgadmin
selector:
matchLabels:
app: pgadmin # cherche les pods avec le label app=pgadminDésormais, dès lors qu’un Pod avec le label
app=pgadmin est créé dans le cluster Kubernetes,
CloudNativePG ajustera le fichier pg_hba.conf et rechargera
l’instance PostgreSQL pour que la nouvelle adresse IP soit autorisée à
se connecter.
Voir notre article de blog sur ce sujet https://blog.dalibo.com/2026/05/28/cnpg-12.html.
Un plugin CloudNativePG (cnpg) existe pour l’outilitaire
kubectl. Il permet d’obtenir, très simplement, un ensemble
d’informations sur un cluster PostgreSQL ou de se connecter à
une instance, déclencher une sauvegarde, promouvoir un secondaire en
primaire, etc. Il est écrit en Go et se base, comme le code de
l’opérateur, sur le framework Cobra.
Il existe plusieurs méthodes d’installation : par script, par paquets
.rpm ou .deb ou encore via krew
ou homebrew. À vous de choisir ce qui convient le mieux à
vos utilisateurs et administrateurs, qu’ils soient sur Linux, MacOS ou
Windows.
La liste des fonctionnalités offertes est assez longue. Elles
couvrent des thèmes très variés allant de la simple connexion
psql à une instance, à la création de publication pour des
réplications logiques ou encore le déclenchement de tests de charges
avec fio ou pgbench. Voici quelques unes des
commandes qui paraissent essentielles à connaitre dans un premier temps
:
kubectl cnpg status [cluster] : génère un résumé sur
l’état du cluster PostgreSQL (nombre d’instances, sauvegardes,
secondaires, réplications…) ;kubectl cnpg psql [cluster] : permet de se connecter
avec psql à l’instance primaire ;kubectl cnpg logs [cluster] : affiche les traces
PostgreSQL. La commande pretty permet d’afficher les traces
de manière plus lisible. L’outil jq peut également s’avérer
utile ;kubectl cnpg reload [cluster] : déclenche une boucle de
réconciliation pour prendre en compte les modifications apportées au
cluster PostgreSQL ;kubectl cnpg restart [cluster] [node] : redémarre soit
le cluster en entier, soit une seule instance si [node] est
renseigné ;kubectl cnpg promote [cluster] [node] : promeut
l’instance indiquée comme nouvelle primaire ;kubectl cnpg backup [cluster] : déclenche une
sauvegarde physique de l’instance mentionnée. La configuration de la
sauvegarde doit être faite dans la définition du cluster.En embarquant PostgreSQL dans un conteneur et dans Kubernetes, il ne vous sera plus possible d’accéder au serveur sur lequel est installé PostgreSQL. Cela vous demandera davantage de configuration et de connaissances (notamment sur les différentes couches qui existent dans Kubernetes).
Vous n’aurez plus accès au serveur sous-jacent, comme ce serait le cas avec une solution de PGaaS. Si vous gérez vous même votre cluster Kubernetes, il vous sera évidemment possible d’accéder aux nœuds Workers.
Il faut différencier deux types d’accès à une instance PostgreSQL :
Dans le premier cas, l’application pourra accéder à l’instance
PostgreSQL si les Network Policies l’autorisent. Dans le
second cas, vos administrateurs Kubernetes devront mettre en place un
Load Balancer en frontal du cluster pour autoriser les
accès externes. Dès lors que votre instance est accessible depuis
l’extérieur (interface et port exposés), vous pourrez vous y connecter
avec psql par exemple. Dans le cas contraire, vous ne
pourrez pas vous y connecter directement.
L’outil kubectl permet à des utilisateurs de se
connecter à une instance spécifique. La commande
kubectl exec permet d’exécuter une commande dans un
conteneur. Par « chance », l’image utilisée pour déployer PostgreSQL
contient psql. Dès lors que vous avez accès au
cluster Kubernetes et que vous avez les bons droits pour le
faire, kubectl exec -it POD CONTAINER -- psql vous permet
de vous connecter à l’instance avec le rôle postgres.
kubectl exec -it postgresql-1 -c postgres -- psql
psql (17.2 (Debian 17.2-1.pgdg110+1))
Type "help" for help.
postgres=#
Le plugin cnpg permet la même chose avec sa commande
psql :
kubectl cnpg psql postgresql
psql (17.2 (Debian 17.2-1.pgdg110+1))
Type "help" for help.
postgres=#
Au sein du cluster Kubernetes, vous pouvez utile le DNS
attribué au Pod ou au Service pour vous
connecter à une instance.
Dès lors que vous déploierez PostgreSQL avec CloudNativePG, les
traces que vous connaissez ne seront ni accessibles dans le fichier
postgresql.log ni du même format.
Concernant les traces de l’opérateur, vous pouvez gérer le niveau de
celles-ci avec l’argument --log-level du
Deployment de l’opérateur. Les valeurs error,
warning, info, debug et
trace sont disponibles. La valeur par défaut est
info.
Concernant le(s) Pod(s) PostgreSQL, les traces
contiennent les traces de l’instance, mais également les traces d’autres
éléments comme celles de l’instance manager ou encore de la
solution de sauvegarde. Toutes les traces sont renvoyées sur la sortie
standard du Pod au format JSON et sont mélangées. La clé
logger de la trace JSON indique qui est responsable de
cette ligne. Par exemple, la trace suivante a été générée par
l’instance. On peut le voir avec le paramètre logger qui
est à postgres.
{
"level": "info",
"ts": 1619781249.7188137,
"logger": "postgres",
"msg": "record",
"record": {
"log_time": "2021-04-30 11:14:09.718 UTC",
"user_name": "",
[…]
}
}Concernant les paramètres de traces PostgreSQL, vous ne pouvez pas modifier les paramètres PostgreSQL suivants, CloudNativePG l’interdit.
log_destination
log_directory
log_file_mode
log_filenameas de `Custom Resource Definition`
log_rotation_age
log_rotation_size
log_truncate_on_rotation
logging_collector
Il est possible de suivre les traces d’un Pod en ligne
de commande avec la commande
kubectl logs -f <cluster> ou
kubectl cnpg logs cluster <cluster> si vous avez
installé le plugin cnpg pour kubectl.
Les traces ne sont pas persistées dans le Pod. Il est
donc essentiel d’avoir une solution de centralisation des traces pour
que vos administrateurs puissent y avoir accès. Des outils comme Loki, Fluentd.
L’outil pgBadger supporte le format des traces générées par CloudNativePG.
Le déploiement d’instances secondaires est très grandement facilité
par CloudNativePG. En modifiant uniquement le nombre d’instances dans
l’objet Cluster, une ou plusieurs nouvelles instances sera
créée et configurée pour suivre le primaire grâce à la réplication
physique (Streaming Replication). Un nouveau Pod
sera donc créé, reprenant le nom du Cluster suivi d’un
chiffre incrémenté de 1 pour chaque nouvelle instance. Avec la sortie de
la commande kubectl get pod suivante, nous pouvons
comprendre qu’au sein du cluster Kubernetes, deux
Pods PostgreSQL existent et appartiennent au même
Cluster (au sens de CloudNativePG) nommé
postgresql.
kubectl get pod
NAME READY STATUS RESTARTS AGE
postgresql-1 1/1 Running 0 14h
postgresql-2 1/1 Running 0 7h
Le chiffre qui suit le nom du cluster, ici 1 et
2, n’indique PAS le rôle de l’instance (primaire ou
secondaire). Se baser sur ce chiffre pour connaitre le rôle d’une
instance est une erreur.
Il existe plusieurs méthodes pour retrouver l’instance primaire d’un cluster. Par exemple :
kubectl get cluster postgresql
NAME AGE INSTANCES READY STATUS PRIMARY
postgresql 14h 2 2 Cluster in healthy state postgresql-1
L’opérateur et la configuration de base font en sorte que les
instances secondaires soient réparties, si cela est possible, sur les
différents workers qui composent le cluster
Kubernetes. L’idée est de ne pas déployer au même endroit toutes les
instances, auquel cas, en cas de panne, l’intégralité du
Cluster PostgreSQL serait perdu.
Un slot de réplication sera automatiquement créé pour chaque nouveau
secondaire. Le principal avantage est de ne plus avoir de décrochage du
secondaire en conservant les journaux de transactions nécessaires. La
conséquence directe est le risque d’accumulation de ces mêmes journaux
qui pourraient saturer l’espace disque du primaire. Le nom du slot de
réplication est automatiquement généré avec cnpg et le nom
de l’instance. Voici un extrait de la vue
pg_stat_replication_slot qui montre cela.
-[ RECORD 1 ]-------+-------------------
slot_name | _cnpg_postgresql_2
plugin |
slot_type | physical
[…]
Vous trouverez davantage d’informations sur le concept de slot de réplication dans notre module W2B.
Par défaut, la réplication mise en place est asynchrone. Il est possible de mettre en place de la réplication synchrone. Cette fonctionnalité sera traitée dans un second module de formation.
Historiquement, la méthode pour sauvegarder une instance PostgreSQL
consistait à utiliser les outils de sauvegarde présents dans l’image et
définir toute sa configuration dans l’objet Cluster. Cette
méthode est désormais abandonnée et un message d’alerte sera remonté si
vous l’utilisez. La dépréciation complète de cette méthode est prévue en
version 1.30 de l’opérateur.
Warning: Native support for Barman Cloud backups and recovery is deprecated and will be completely removed in CloudNativePG 1.30.0. Found usage in: spec.backup.barmanObjectStore. Please migrate existing clusters to the new Barman Cloud Plugin to ensure a smooth transition.
Il est désormais nécessaire d’utiliser un plugin pour gérer l’archivage et la sauvegarde des instances PostgreSQL. Il existe une autre méthode de sauvegarde que nous verrons plus tard basée elle sur une fonctionnalité de Kubernetes.
Le projet CloudNativePG maintient le plugin Barman Cloud Plugin. C’est celui-que nous utiliserons pour la présentation et les travaux pratiques. Il peut tout à fait être utilisé en production. Aussi, chaque plugin aura ses propres prérequis. Référez-vous à sa documentation d’installation pour les connaitre.
L’intérêt de cette méthode de plugin, est de laisser la possibilité d’utiliser d’autres outils de sauvegarde, sans devoir les intégrer aux images de conteneur. Pour les plus connaisseurs, c’est un conteneur sidecar qui sera créé à côté du conteneur PostgreSQL. On peut notamment penser à pgBackRest. Cet [article(https://blog.dalibo.com/2025/04/03/cnpg-6.html)] sur notre blog présente d’ailleurs de cette possibilité.
En ce qui concernant Barman Cloud Plugin, il doit être installé dans
le même Namespace que l’opérateur et nécessite que
cert-manager soit installé dans le cluster
Kubernetes. Il apporte une nouvelle ressource :
ObjectStore.
L’utilisation de tel ou tel plugin doit être renseignée dans la
ressource Cluster. Si il s’agit d’un plugin permettant de
faire des sauvegardes, et que celui est en capacité d’archiver les
journaux de transactions, le paramètre isWALArchiver doit
être renseigné. Parmi la liste des plugins, un seul peut avoir cette
capacité d’archivage.
Selon le plugin utilisé, que ce soit pour de la sauvegarde, ou pour
tout autre besoin, il est possible de renseigner de la configuration
supplémentaire avec la section parameters.
Le principe d’hibernation vous permet d’arrêter un
Cluster PostgreSQL tout en conservant les volumes de
données. Les Pods PostgreSQL seront arrêtés un à un en
commençant par le primaire. Les PVC et PV de
chaque instance, qu’elle soit primaire ou secondaire, existeront
toujours.
La première méthode pour passer un Cluster en
hibernation est de lui ajouter l’annotation
cnpg.io/hibernation=on, avec par exemple, la commande
suivante :
kubectl annotate cluster <cluster-name> --overwrite cnpg.io/hibernation=on
Voici un exemple de situation lorsqu’une instance est en hibernation.
$ kubectl get pod
No resources found in default namespace.
$ kubectl get pvc
NAME STATUS VOLUME CAPACITY ACCESS MODES STORAGECLASS VOLUMEATTRIBUTESCLASS AGE
postgresql-1 Bound pvc-bb811ce2-c4db-4f3d-8286-1187bcd91174 2Gi RWO standard <unset> 7m30s
postgresql-2 Bound pvc-b8b35ea1-073c-4dd9-8ff1-3fc9d6f60418 2Gi RWO standard <unset> 2m2s
Il n’y a plus de Pod mais les PVC sont bien
encore présents. Si vous souhaitez redéployer les Pods
(primaire et secondaire) du Cluster, utilisez la même
commande avec l’option off cette fois-ci.
Il est également possible d’hiberner un Cluster avec le
plugin cnpg de kubectl. Une différence notable
existe entre ces deux méthodes. Avec cette deuxième méthode, seul le
PVC de l’instance primaire est conservé.
$ kubectl cnpg hibernate on postgresql
hibernation process starting...
waiting for the cluster to be fenced
cluster is now fenced, storing primary pg_controldata output
primary pg_controldata output fetched
annotating the PVC with the cluster manifest
PVC annotation complete
destroying the primary instance while preserving the pvc
Instance postgresql-1 of cluster postgresql has been destroyed and the PVC was kept
primary instance destroy completed
deleting the cluster resource
cluster resource deletion complete
Hibernation completed
$ kubectl get pvc
NAME STATUS VOLUME CAPACITY ACCESS MODES STORAGECLASS VOLUMEATTRIBUTESCLASS AGE
postgresql-1 Bound pvc-bb811ce2-c4db-4f3d-8286-1187bcd91174 2Gi RWO standard <unset> 10m
Lorsque le Cluster sortira d’hibernation (avec
kubectl cnpg hibernate off postgresql) les
PVCs nécessaires aux secondaires seront recréés. Selon la
volumétrie des instances, cette copie pourra représenter beaucoup de
volume et de temps.
Le fencing quant à lui permet d’arrêter le service
postmaster de PostgreSQL sans pour autant arrêter le
Pod. Cela revient à faire une arrêt propre de l’instance
PostgreSQL au sein du Pod.
Il est possible de passer en fencing une instance spécifique
(qu’elle soit primaire ou secondaire), une liste d’instances, ou toutes
les instances d’un Cluster. Là encore, ce mécanisme est
géré par une annotation, en l’occurence
cnpg.io/fencedInstances. Par exemple, avec :
cnpg.io/fencedInstances: '["postgresql-1"]', seule
cette instance sera en fencing ;cnpg.io/fencedInstances: '["postgresql-1","postgresql-3"]',
ces deux instances seront passées en fencing;cnpg.io/fencedInstances: '["*"]', toutes les instances
du Cluster qui seront annotées passeront en
fencing.Vous pouvez, soit utiliser la commande
kubectl annotate … soit le plugin cnpg avec
par exemple kubectl cnpg fencing on postgresql 1.
Lorsqu’une instance est passée en fencing, le
Pod ne sera plus marqué READY, comme le montre
cet exemple.
$ kubectl cnpg fencing on postgresql 1
postgresql-1 fenced
$ kubectl get pod
NAME READY STATUS RESTARTS AGE
postgresql-1 0/1 Running 0 19m
postgresql-2 1/1 Running 0 19m
Le Pod est toujours accessible, permettant par exemple
de procéder à du débogage.
À travers ce module, vous a été présenté l’opérateur CloudNativePG, son principe de fonctionnement, son installation et une grande partie de ce qu’il permet de faire. Cela représente une bonne découverte de l’opérateur, tant sur ses fonctionnalités que sur certains aspects critiques de son utilisation.
L’opérateur CloudNativePG est celui qui connait la plus forte adoption ces dernières années. Il est complet (niveau 5 sur le site https://operatorhub.io/), open-source, avec un souhait de gouvernance partagée. Il fait d’ailleurs partie du projet d’incubation de la_ Cloud Native Computing Foundation_, garant de certains principes open-source.
Le déploiement d’instances PostgreSQL est facilité par la nature déclarative de la gestion par CloudNativePG. En se reposant sur les fonctionnalitées de Kubernetes, l’opérateur permet la mise en place de mécanismes complexes comme la haute disponibilité ou la bascule automatique.
Des mécanismes propres à l’opérateur sont à connaitre, comme sa mise
à jour et les conséquences sur les instances, les différents paramètres
et spécifications utilisables dans les fichiers YAML ou
encore ce qui est automatiquement créé par l’opérateur (rôle, base,
Secret, etc).
L’opérateur se repose sur un certain nombre de concepts liés à PostgreSQL. Il s’agit donc de bien les connaître (réplication par flux, sauvegarde PITR, etc) pour comprendre comment l’opérateur les utilise ou les configure.
L’intégration de PostgreSQL dans Kubernetes est grandement facilité
par CloudNativePG. En contrepartie, cela demande à un administrateur
PostgreSQL de vraies connaissances sur Kubernetes (qu’est-ce qu’un
Pod ? un Service ? un Secret ?)
et de revoir sa manière de travailler avec son SGBD favori.
La version en ligne des solutions de ces TP est disponible sur https://dali.bo/k1_solutions.
Se connecter à la machine qui vous est dédiée.
Trouver la version de l’utilitaire
kubectl.
Lister les nœuds du cluster Kubernetes.
Cet utilitaire sait avec quel cluster Kubernetes interagir grâce au
fichier ~/.kube/config qui se trouve dans le répertoire de
votre utilisateur.
Il existe plusieurs méthodes pour installer l’opérateur : soit en
appliquant directement les fichiers YAML soit en utilisant le
Helm Chart fourni par le projet. Pour cet atelier, nous
utiliserons la première méthode, plus simple et rapide.
Installer la version 1.30.0 de l’opérateur avec la commande
kubectl apply -f:
kubectl apply --server-side -f \
https://raw.githubusercontent.com/cloudnative-pg/cloudnative-pg/release-1.30/releases/cnpg-1.30.0.yaml
Lister les
Podsprésents dans lenamespacecnpg-system.
Retrouver la liste des nouvelles ressources Kubernetes disponibles grâce à l’opérateur CloudNativePG.
Voici un exemple de fichier YAML très simple qui permet de déployer une instance PostgreSQL en version 17.5 avec 5 Go de volume associés au
PGDATAet 5 autres aux journaux de transactions.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: postgresql-demo
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.5-standard-bookworm
instances: 1
storage:
size: 5Gi
walStorage:
size: 5Gi
affinity:
enablePodAntiAffinity: true
topologyKey: kubernetes.io/hostname
podAntiAffinityType: preferred
resources:
requests:
memory: "256Mi"
cpu: "0.5"
limits:
memory: "512Mi"
cpu: "1"Quelques informations supplémentaires sur le contenu de ce fichier :
apiVersion : La version de l’API de Kubernetes est
utilisée ;kind : Le type d’objet créé ;metadata : Des informations pour identifier l’objet
;spec : La définition de l’objet en question (“l’état
désiré”) ;imageName : Le nom de l’image utilisée ;instances : Le nombre d’instances voulues (sera
toujours 1 primaire + le reste en secondaire(s) ;)storage : Les informations sur le stockage souhaité
pour le PGDATA ;walStorage : Les informations sur le stockage souhaité
pour les WALs ;affinity : Indique où et comment seront déployées les
instances de ce Cluster ;resources : L’indication de requests et
limits sur la RAM et CPU.Créer le fichier
postgresql-demo.yamldans lehome directorydedaliboet copier le contenu YAML ci-dessus.
Dans un autre terminal sur la VM, suivre les traces du
controlleravec la commandekubectl logs -f -n cnpg-system <POD>et l’utilitairejq. Pour retrouver le nom duPoddu controlleur, vous pouvez utiliserkubectl get pod -A.
Retourner dans l’ancienne session SSH et créer l’instance PostgreSQL à partir du fichier
~/postgresql-demo.yamlaveckubectl. En parallèle regarder ce qu’il se passe dans les traces ducontroller.
Se connecter à l’instance et vérifier la version de celle-ci. Vous pouvez utiliser
kubectl […]comme ceci :
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -c postgres -- psql
ou, via le plugin :
kubectl cnpg psql postgresql-demo
Suivre les traces de l’instance avec la commande
kubectl logs -f postgresql-demo-1.
Avec quelques lignes de YAML et peu de commandes, une instance PostgreSQL est déployée et accessible. De nombreuses choses sont créées automatiquement pour nous. Voyons de quoi il s’agit.
Bases de données
Retrouver la liste des bases de données dans l’instance déployée. La meta-commande
\lde psql vous permet de récupérer la liste des bases.
Rôles et Secret
Retrouver la liste des rôles dans l’instance déployée. La méta-commande psql
\dupeut vous aider.
Se déconnecter de l’instance.
Se connecter à la base de données
appavec le rôleapp. Une erreur devrait vous être retournée.
Se connecter à la base de données
appavec le rôleappet en passant par la stack TCP/IP.
Récupérer la liste des
Secretsdu cluster aveckubectl get secrets.
Récupérer le mot de passe présent dans le
Secretpostgresql-demo-app. N’oubliez pas qu’il est encodé en Base64, il faut décoder le contenu obtenu.
Se connecter à l’instance en utilisant le mot de passe.
Services
Un Service est une couche d’abstraction qui permet
d’accéder à un ensemble de Pods spécifiques. L’association
Service - Pods se fait via des
labels. Un label est une étiquette, un tag,
apposée à une ressource.
Retrouver la liste des
Servicesdans le cluster Kubernetes.
Retrouver les labels définis sur le
Podde votre instance.
Retrouver la description du
Servicepostgresql-demo-roet retrouver la partieSelectorqui indique à quel(s)Pod(s) sera associé ceService.
Il existe plusieurs méthodes pour créer un rôle dans une instance.
L’ordre SQL CREATE ROLE peut évidemment être utilisé, mais
pour cet exemple, nous allons passer par la méthode déclarative et
demander à l’opérateur de faire en sorte que le rôle soit présent dans
l’instance.
Créer un fichier
roles.yaml.
Créer un rôle
dbaayant les droitsSUPERUSERdans l’instance. Cela peut se faire grâce à la ressourceDatabaseRole.
Appliquer la modification avec
kubectl apply -f ~/roles.yaml.
Vérifier que le rôle a bien été créé.
Encoder le nom du rôle (
dba) en base64.
Encoder le mot de passe (
ilovemydba) en base64.
Créer un fichier
~/secret.yamlavec le contenu suivant puis créer leSecret.
apiVersion: v1
data:
username: ZGJh
password: aWxvdmVteWRiYQ==
kind: Secret
metadata:
name: secret-password-dba
labels:
cnpg.io/reload: "true"
type: kubernetes.io/basic-authAjouter ce mot de passe à la définition du rôle
dbadans le fichier~/roles.yaml, dans le champpasswordSecret.
Appliquer les modifications.
Se connecter avec ce nouveau rôle à la base
postgres.
Créer une base de données
db1dans l’instancepostgresql-demo. Le propriétaire de cette base doit être le rôleapp. Pour cela, créer un fichierdb1.yamlcontenant la définition d’une ressourceDatabase.
Créer la nouvelle ressource avec
kubectl apply -f ~/db1.yaml.
Vérifier la présence de cette base de données dans l’instance.
Notre instance actuellement déployée ne possède pas de secondaire.
L’ajout de secondaire se fait facilement en modifiant le paramètre
instances dans la section spec de notre
fichier YAML.
Déployer un secondaire à votre instance en modifiant le paramètre
instancesà 2.
Regardons la configuration qui est mise en place par défaut.
Se connecter avec
psqlau secondaire nouvellement créé.
Récupérer le contenu du paramètre
primary_conninfo.
Se connecter avec
psqlau primaire.
Récupérer le contenu de la table
pg_stat_replication.
Récupérer le contenu de la table
pg_replication_slots.
Sur le primaire, créer une table dans la base
app.
Vérifier qu’elle se trouve également sur le secondaire.
L’opérateur CloudNativePG veille à déployer les instances PostgreSQL sur des nœuds différents afin de garantir la disponibilité. Cela permet de réduire les risques liés à un incident en s’assurant que toutes les instances ne sont pas affectées simultanément. Cette configuration permet également la répartition de la charge entre plusieurs nœuds pour des opérations de lecture.
Trouver le nom du nœud où est déployée chaque instance.
Il existe plusieurs méthodes pour mettre en place une réplication synchrone. Le but ici n’est pas de les évoquer ni de les comparer, mais simplement de voir le principe de la configuration.
Pour l’exemple, nous mettrons en place la méthode par
Quorum.
Modifier la configuration de l’instance en rajoutant le bloc suivant à votre fichier
~/postgresql-restored-demo.yaml.
postgresql:
synchronous:
method: any
number: 1kubectl apply -f postgresql.yaml
cluster.postgresql.cnpg.io/postgresql-demo configured
Vérifier que la réplication est synchrone en regardant le champ
sync_statede la vuepg_stat_replicationde l’instance primaire.
postgres=# select * from pg_stat_replication\gx
-[ RECORD 1 ]----+------------------------------
pid | 1210
usesysid | 16386
usename | streaming_replica
application_name | postgresql-restored-demo-1
client_addr | 10.244.3.29
client_hostname |
client_port | 51518
backend_start | 2025-12-15 18:29:04.335147+00
backend_xmin |
state | streaming
sent_lsn | 0/D000000
write_lsn | 0/D000000
flush_lsn | 0/D000000
replay_lsn | 0/D000000
write_lag |
flush_lag |
replay_lag |
sync_priority | 1
sync_state | quorum
reply_time | 2025-12-15 18:52:30.849357+00sync_state est bien à quorum.
Plus d’informations sur la documentation.
Pour voir comment une application peut se connecter à une instance, nous allons déployer pgAdmin dans le cluster Kubernetes.
Ouvrir une nouvelle session SSH. Passer en tant qu’utilisateur
dalibo.
Créer le fichier
~/pgadmin.yamlavec le contenu suivant et le déployer dans le cluster Kubernetes.
apiVersion: apps/v1
kind: Deployment
metadata:
name: pgadmin
spec:
replicas: 1
selector:
matchLabels:
app: pgadmin
template:
metadata:
labels:
app: pgadmin
spec:
containers:
- name: pgadmin
image: dpage/pgadmin4
ports:
- containerPort: 80
env:
- name: PGADMIN_DEFAULT_EMAIL
value: admin@example.com
- name: PGADMIN_DEFAULT_PASSWORD
value: adminRécupérer le nom du
PodpgAdmin déployé, et lancer la commande suivante :
kubectl port-forward --address 0.0.0.0 pgadmin-*****-***** 8888:80
Accéder à l’interface de pgAdmin via votre navigateur
http://adresseippublique:8888et connectez vous à l’interface (admin@example.com / admin).
Créer une nouvelle connexion avec les informations suivantes : Créer une nouvelle connexion avec cette fois-ci
postgresql-demo-rocomme paramètreHost name/addresset créer une tableCREATE TABLE ma_table (i int);.
Se connecter à la machine qui vous est dédiée.
ssh root@A.B.C.D
Trouver la version de l’utilitaire
kubectl.
kubectl version
kubectl version
Client Version: v1.34.3
Kustomize Version: v5.7.1
Server Version: v1.34.0
L’utilitaire kubectl vous permet d’interagir avec le
cluster Kubernetes déployé.
Lister les nœuds du cluster Kubernetes.
kubectl get nodes
NAME STATUS ROLES AGE VERSION
kind-control-plane Ready control-plane 135m v1.34.0
kind-worker Ready <none> 134m v1.34.0
kind-worker2 Ready <none> 134m v1.34.0
Cet utilitaire sait avec quel cluster Kubernetes interagir grâce au
fichier ~/.kube/config qui se trouve dans le répertoire de
votre utilisateur.
Il existe plusieurs méthodes pour installer l’opérateur : soit en
appliquant directement les fichiers YAML soit en utilisant le
Helm Chart fourni par le projet. Pour cet atelier, nous
utiliserons la première méthode, plus simple et rapide.
Installer la version 1.30.0 de l’opérateur avec la commande
kubectl apply -f:
kubectl apply --server-side -f \
https://raw.githubusercontent.com/cloudnative-pg/cloudnative-pg/release-1.30/releases/cnpg-1.30.0.yaml
namespace/cnpg-system serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/backups.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/clusterimagecatalogs.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/clusters.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/imagecatalogs.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/poolers.postgresql.cnpg.io serverside-applied
customresourcedefinition.apiextensions.k8s.io/scheduledbackups.postgresql.cnpg.io serverside-applied
serviceaccount/cnpg-manager serverside-applied
clusterrole.rbac.authorization.k8s.io/cnpg-manager serverside-applied
clusterrolebinding.rbac.authorization.k8s.io/cnpg-manager-rolebinding serverside-applied
configmap/cnpg-default-monitoring serverside-applied
service/cnpg-webhook-service serverside-applied
deployment.apps/cnpg-controller-manager serverside-applied
mutatingwebhookconfiguration.admissionregistration.k8s.io/cnpg-mutating-webhook-configuration serverside-applied
validatingwebhookconfiguration.admissionregistration.k8s.io/cnpg-validating-webhook-configuration serverside-applied
Les fichiers seront récupérés depuis internet et appliqués sur votre
cluster Kubernetes. Pour rappel, l’outil kubectl sait avec
quel cluster Kubernetes interagir grâce au fichier
kubeconfig.
Ces fichiers là contiennent la définition de différents ressources :
Namespace;CustomResourceDefinition pour les différentes
ressources que l’opérateur va gérer (Backup,
Cluster, …)ServiceAccount,
unClusterRoleBinding et surtout un déploiement du
controller CloudNativePG.Par défaut, le Controller, cerveau de l’opérateur, sera
déployé dans le Namespace cnpg-system, créé lors
de l’installation du l’opérateur. Ce controller n’est ni plus ni moins
qu’une application. On peut voir le controller avec la
commande kubectl get pods et en indiquant le bon
Namespace :
Lister les
Podsprésents dans lenamespacecnpg-system.
kubectl get pods -n cnpg-system
NAME READY STATUS RESTARTS AGE
cnpg-controller-manager-7fc549dc69-xq7gq 1/1 Running 0 11s
Retrouver la liste des nouvelles ressources Kubernetes disponibles grâce à l’opérateur CloudNativePG.
kubectl api-resources --api-group postgresql.cnpg.io
backups postgresql.cnpg.io/v1 true Backup
clusterimagecatalogs postgresql.cnpg.io/v1 false ClusterImageCatalog
clusters postgresql.cnpg.io/v1 true Cluster
imagecatalogs postgresql.cnpg.io/v1 true ImageCatalog
poolers postgresql.cnpg.io/v1 true Pooler
scheduledbackups postgresql.cnpg.io/v1 true ScheduledBackup
Voici un exemple de fichier YAML très simple qui permet de déployer une instance PostgreSQL en version 17.5 avec 5 Go de volume associés au
PGDATAet 5 autres aux journaux de transactions.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: postgresql-demo
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.5-standard-bookworm
instances: 1
storage:
size: 5Gi
walStorage:
size: 5Gi
affinity:
enablePodAntiAffinity: true
topologyKey: kubernetes.io/hostname
podAntiAffinityType: preferred
resources:
requests:
memory: "256Mi"
cpu: "0.5"
limits:
memory: "512Mi"
cpu: "1"Quelques informations supplémentaires sur le contenu de ce fichier :
apiVersion : La version de l’API de Kubernetes est
utilisée ;kind : Le type d’objet créé ;metadata : Des informations pour identifier l’objet
;spec : La définition de l’objet en question (“l’état
désiré”) ;imageName : Le nom de l’image utilisée ;instances : Le nombre d’instances voulues (sera
toujours 1 primaire + le reste en secondaire(s) ;)storage : Les informations sur le stockage souhaité
pour le PGDATA ;walStorage : Les informations sur le stockage souhaité
pour les WALs ;affinity : Indique où et comment seront déployées les
instances de ce Cluster ;resources : L’indication de requests et
limits sur la RAM et CPU.Créer le fichier
postgresql-demo.yamldans lehome directorydedaliboet copier le contenu YAML ci-dessus :
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Cluster
metadata:
name: postgresql-demo
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.5-standard-bookworm
instances: 1
storage:
size: 5Gi
walStorage:
size: 5Gi
affinity:
enablePodAntiAffinity: true
topologyKey: kubernetes.io/hostname
podAntiAffinityType: preferred
resources:
requests:
memory: "256Mi"
cpu: "0.5"
limits:
memory: "512Mi"
cpu: "1"
Dans un autre terminal sur la VM, suivre les traces du
controlleravec la commandekubectl logs -f -n cnpg-system <POD>et l’utilitairejq. Pour retrouver le nom duPoddu controlleur, vous pouvez utiliserkubectl get pod -A.
kubectl logs -f -n cnpg-system cnpg-controller-manager-7fc549dc69-8v8xw | jq
Retourner dans l’ancienne session SSH et créer l’instance PostgreSQL à partir du fichier
~/postgresql-demo.yamlaveckubectl. En parallèle regarder ce qu’il se passe dans les traces ducontroller:
kubectl apply -f ~/postgresql-demo.yaml
cluster.postgresql.cnpg.io/postgresql-demo created
Une instance PostgreSQL est désormais en train d’être déployée par l’opérateur. Vous avez décrit ce que vous souhaitiez avoir, l’opérateur fait le reste.
Plusieurs choses se passent lorsque vous appliquez ce fichier avec
kubectl. Tout d’abord l’opérateur va déployer un premier
Pod appelé
<clusterName>-1-initdb-<random>.
initdb devrait vous faire penser à la la commande à
exécuter lorsque vous devez créer une instance manuellement par
exemple.
kubectl get pods --watch
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 0/1 Pending 0 2s <none> <none> <none> <none>
Ce Pod là se repose sur une image qui doit être
téléchargée. C’est pour cela que vous devez avoir autorisé l’accès vers
internet (ou votre dépôt local d’images) à votre cluster. Lorsque
celle-ci est récupérée, le Pod est « amorcé » et les
conteneurs d’initialisation sont déployés, comme on peut le voir avec
cette seconde remontée. Ici il existe un conteneur d’initialisation mais
aucun n’est terminé.
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 0/1 Init:0/1 0 13s <none> k8s-demo <none> <none>
Au fur et à mesure, le Pod passe par d’autres états…
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 0/1 PodInitializing 0 24s 10.244.228.68 k8s-demo <none> <none>
… jusqu’à l’état Running. À cette étape-ci, le
Pod va notamment initialiser l’instance avec la création de
l’arborescence du PGDATA.
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1-initdb-5pndc 1/1 Running 0 35s 10.244.228.68 k8s-demo <none> <none>Enfin, lorsque cette étape est terminée, l’opérateur CloudNativePG
déploie un autre Pod qui cette fois-ci ne porte plus le mot
initdb. Un numéro est ajouté à la fin du nom. Une adresse
IP est attribuée à ce Pod (IP privée RFC 1918) :
kubectl get pods -o wide
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 10m 10.244.228.69 k8s-demo <none> <none>
Votre Pod est prêt et donc votre instance aussi !
Se connecter à l’instance et vérifier la version de celle-ci. Vous pouvez utiliser
kubectl exec […]comme ceci :
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -c postgres -- psql
ou, via le plugin :
kubectl cnpg psql postgresql-demo
psql (17.5 (Debian 17.5-1.pgdg120+1))
Type "help" for help.
postgres=# select version()\gx
-[ RECORD 1 ]----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
version | PostgreSQL 17.5 (Debian 17.5-1.pgdg120+1) on x86_64-pc-linux-gnu, compiled by gcc (Debian 12.2.0-14) 12.2.0, 64-bit
La commande kubectl exec -it permet d’exécuter un
programme au sein du Pod. L’outil psql étant
présent dans l’image, cela est possible. Essayez avec vim,
qui lui n’est pas présent dans l’image, un message d’erreur
apparaîtra.
Si besoin, pour quitter psql, vous pouvez utiliser
control+d, \q ou exit.
postgres=# \q
Suivre les traces de l’instance avec la commande
kubectl logs -f postgresql-demo-1.
kubectl logs -f postgresql-demo-1
{"level":"info","ts":"2025-12-11T14:23:56.028300944Z","logger":"postgres","msg":"record","logging_pod":"postgresql-demo-1","record":{"log_time":"2025-12-11 14:23:56.027 UTC","process_id":"30","session_id":"693ad3fb.1e","session_line_num":"5","session_start_time":"2025-12-11 14:23:55 UTC","transaction_id":"0","error_severity":"LOG","sql_state_code":"00000","message":"listening on Unix socket \"/controller/run/.s.PGSQL.5432\"","backend_type":"postmaster","query_id":"0"}}
{"level":"info","ts":"2025-12-11T14:23:56.075466089Z","logger":"postgres","msg":"record","logging_pod":"postgresql-demo-1","record":{"log_time":"2025-12-11 14:23:56.075 UTC","process_id":"36","session_id":"693ad3fc.24","session_line_num":"1","session_start_time":"2025-12-11 14:23:56 UTC","transaction_id":"0","error_severity":"LOG","sql_state_code":"00000","message":"database system was shut down at 2025-12-11 14:23:48 UTC","backend_type":"startup","query_id":"0"}}
{"level":"info","ts":"2025-12-11T14:23:56.108020409Z","logger":"postgres","msg":"record","logging_pod":"postgresql-demo-1","record":{"log_time":"2025-12-11 14:23:56.107 UTC","process_id":"30","session_id":"693ad3fb.1e","session_line_num":"6","session_start_time":"2025-12-11 14:23:55 UTC","transaction_id":"0","error_severity":"LOG","sql_state_code":"00000","message":"database system is ready to accept connections","backend_type":"postmaster","query_id":"0"}}Les logs de l’instance sont récupérés au format JSON, et sont en
l’état, peu exploitables. Pour les lire plus facilement, vous pouvez
utiliser l’outil jq.
kubectl logs -f postgresql-demo-1 | jq
[…]
{
"level": "info",
"ts": "2025-09-16T11:58:11.525416928Z",
"logger": "postgres",
"msg": "record",
"logging_pod": "postgresql-demo-1",
"record": {
"log_time": "2025-09-16 11:58:11.525 UTC",
"process_id": "22",
"session_id": "68c950d3.16",
"session_line_num": "6",
"session_start_time": "2025-09-16 11:58:11 UTC",
"transaction_id": "0",
"error_severity": "LOG",
"sql_state_code": "00000",
"message": "database system is ready to accept connections",
"backend_type": "postmaster",
"query_id": "0"
}
}Avec quelques lignes de YAML et peu de commandes, une instance PostgreSQL est déployée et accessible. De nombreuses choses sont créées automatiquement pour nous. Voyons de quoi il s’agit.
Bases de données
Retrouver la liste des bases de données dans l’instance déployée. La meta-commande
\lde psql vous permet de récupérer la liste des bases.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -c '\l'
ou
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -c '\l'
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
List of databases
Name | Owner | Encoding | Locale Provider | Collate | Ctype | Locale | ICU Rules | Access privileges
-----------+----------+----------+-----------------+---------+-------+--------+-----------+-----------------------
app | app | UTF8 | libc | C | C | | |
postgres | postgres | UTF8 | libc | C | C | | |
template0 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
template1 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
(4 rows)
Par défaut, une base de données app est créée dans
l’instance PostgreSQL.
Rôles et Secret
Retrouver la liste des rôles dans l’instance déployée. La méta-commande psql
\dupeut vous aider.
La méta-commande psql \du vous permet de récupérer la
liste des rôles.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -c "\du"
ou
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -c '\du'
List of roles
Role name | Attributes
-------------------+------------------------------------------------------------
app |
postgres | Superuser, Create role, Create DB, Replication, Bypass RLS
streaming_replica | Replication
Par défaut deux rôles sont créés : app et
streaming_replica. Dans la liste des bases de données, on
peut d’ailleurs voir que le rôle app est propriétaire de la
base app.
Se déconnecter de l’instance.
postgres=# \q
Se connecter à la base de données
appavec le rôleapp. Une erreur devrait vous être retournée.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -U app
ou
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -U app
psql: error: connection to server on socket "/controller/run/.s.PGSQL.5432" failed: FATAL: Peer authentication failed for user "app"
command terminated with exit code 2
Se connecter à la base de données
appavec le rôleappet en passant par la stack TCP/IP.
L’authentification du rôle app avec la méthode
peer ne peut pas se faire. Mais alors comment se connecter
avec app ? En sachant que listen_addresses est
positionné à * par défaut, une solution pour tester la
connexion est de passer par la stack TCP/IP classique en
utilisant l’option -h de psql.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -U app -h 127.0.0.1
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
Password for user app:
Il faut comprendre que le 127.0.0.1 fait référence à
l’adresse localhost du Pod. On demande à psql,
via kubectl, de se connecter sur l’interface
localhost du Pod… mais il nous faut le mot de
passe de app… où le trouver ?
CloudNativePG crée automatiquement un Secret qui
contient des informations de connexion, notamment le mot de passe de
app.
Récupérer la liste des
Secretsdu cluster aveckubectl get secrets.
kubectl get secrets
NAME TYPE DATA AGE
postgresql-demo-app kubernetes.io/basic-auth 11 24m
postgresql-demo-ca Opaque 2 24m
postgresql-demo-replication kubernetes.io/tls 2 24m
postgresql-demo-server kubernetes.io/tls 2 24m
Récupérer le mot de passe présent dans le
Secretpostgresql-demo-app. N’oubliez pas qu’il est encodé en BASE64, il faut décoder le contenu obtenu.
kubectl get secret postgresql-demo-app -o json | jq '.data.password'
"VFdyejRQbmY1RWMwVjFjUHlqYkdFZnI5RG52WE5YaXN0NUhIaFZkOENwSkpKOEthVkVLUkNxUGwweTRzaGlVbw=="
Ou bien sans jq, avec une commande kubectl
un peu plus poussée :
kubectl get secret postgresql-demo-app --no-headers -o custom-columns=Passwd:.data.password
VFdyejRQbmY1RWMwVjFjUHlqYkdFZnI5RG52WE5YaXN0NUhIaFZkOENwSkpKOEthVkVLUkNxUGwweTRzaGlVbw==
Le résultat est encodé en BASE64. Il faut donc le décoder avec la commande suivante :
kubectl get secret postgresql-demo-app --no-headers -o custom-columns=Passwd:.data.password | base64 -d
TWrz4Pnf5Ec0V1cPyjbGEfr9DnvXNXist5HHhVd8CpJJJ8KaVEKRCqPl0y4shiUo
Se connecter à l’instance en utilisant le mot de passe.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -U app -h 127.0.0.1
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
Password for user app:
psql (17.5 (Debian 17.5-1.pgdg120+1))
SSL connection (protocol: TLSv1.3, cipher: TLS_AES_256_GCM_SHA384, compression: off, ALPN: postgresql)
Type "help" for help.
app=>
L’astuce d’utiliser kubectl et psql avec
l’option -h permet à des administrateurs de se connecter,
mais cela n’est pas envisageable pour des applications. Les applications
doivent passer par les objets Services.
Services
Un Service est une couche d’abstraction qui permet
d’accéder à un ensemble de Pods spécifiques. L’association
Service - Pods se fait via des
labels. Un label est une étiquette, un tag,
apposée à une ressource.
Retrouver la liste des
Servicesdans le cluster Kubernetes.
Comme toutes les autres ressources Kubernetes, vous pouvez récupérer
les objets Services avec get.
kubectl get svc
NAME TYPE CLUSTER-IP EXTERNAL-IP PORT(S) AGE
kubernetes ClusterIP 10.96.0.1 <none> 443/TCP 6h24m
postgresql-demo-r ClusterIP 10.105.219.134 <none> 5432/TCP 6h11m
postgresql-demo-ro ClusterIP 10.105.155.153 <none> 5432/TCP 6h11m
postgresql-demo-rw ClusterIP 10.105.191.44 <none> 5432/TCP 6h11m
À chaque cluster PostgreSQL déployé, trois services sont créés :
postgresql-demo-rw qui est en lecture/écriture;postgresql-demo-ro qui sont en lecture seule;postgresql-demo-r.Retrouver les labels définis sur le
Podde votre instance :
kubectl get pod postgresql-demo-1 --show-labels
NAME READY STATUS RESTARTS AGE LABELS
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 26h cnpg.io/cluster=postgresql-demo,cnpg.io/instanceName=postgresql-demo-1,cnpg.io/instanceRole=primary,cnpg.io/podRole=instance,role=primary
Retrouver la description du
Servicepostgresql-demo-roet retrouver la partieSelectorqui indique à quel(s)Pod(s) sera associé ceService.
kubectl describe service postgresql-demo-ro
Name: postgresql-demo-ro
Namespace: default
Labels: cnpg.io/cluster=postgresql-demo
Annotations: cnpg.io/operatorVersion: 1.28.1
Selector: cnpg.io/cluster=postgresql-demo,cnpg.io/instanceRole=replica
Type: ClusterIP
IP Family Policy: SingleStack
IP Families: IPv4
IP: 10.96.123.203
IPs: 10.96.123.203
Port: postgres 5432/TCP
TargetPort: 5432/TCP
Endpoints:
Session Affinity: None
Internal Traffic Policy: Cluster
Events: <none>
Lorsqu’une bascule a lieu, les labels des Pods
sont mis à jour et l’association Service - Pod
est automatiquement adaptée.
De ce fait, si vos applications utilisent bien le nom du
Service dans les informations de connexion, elles seront
automatiquement redirigées vers la nouvelle instance primaire par
exemple.
Il existe plusieurs méthodes pour créer un rôle dans une instance.
L’ordre SQL CREATE ROLE … peut évidemment être utilisé,
mais pour cet exemple, nous allons passer par la méthode déclarative et
demander à l’opérateur de faire en sorte que le rôle soit présent dans
l’instance.
Créer un fichier
~/roles.yaml.
touch ~/roles.yaml
Créer un rôle
dbaayant les droitsSUPERUSERdans l’instance. Cela peut se faire grâce à la ressourceDatabaseRole.
Par exemple, le fichier ~/roles.yaml ressemblerait à
:
---
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: DatabaseRole
metadata:
name: dba
spec:
cluster:
name: postgresql-demo
name: dba
comment: "Utilisateur Support"
login: true
superuser: true
databaseRoleReclaimPolicy: deleteAppliquer la modification avec
kubectl apply -f ~/roles.yaml.
kubectl apply -f ~/roles.yaml
databaserole.postgresql.cnpg.io/dba created
Vérifier que le rôle a bien été créé.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -- psql -c '\du'
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
List of roles
Role name | Attributes
-----------------------+----------------------------------------
--------------------
app |
cnpg_metrics_exporter |
dba | Superuser
postgres | Superuser, Create role, Create DB, Repl
ication, Bypass RLS
streaming_replica | Replication
Le rôle est bien créé mais il n’a actuellement pas de mot de passe configuré.
Si vous souhaitez en ajouter un, vous pouvez le faire de plusieurs manières :
ALTER ROLE … SET PASSWORD …
;\password <user> (la préférer à
ALTER ROLE…);Secret.C’est cette dernière méthode que nous allons suivre. Pour cela, le
mot de passe n’est jamais passé en clair dans le fichier YAML. Il est en
fait nécessaire de créer un objet Secret qui contiendra ce
mot de passe encodé en BASE64 ainsi que le nom du rôle. C’est ce
Secret là qui sera utilisé dans le fichier YAML.
Encoder le nom du rôle (
dba) en BASE64.
printf "dba" | base64
ZGJh
Encoder le mot de passe (
ilovemydba) en BASE64.
Vous pouvez ajouter un espace avant echo pour que la
commande n’apparaisse pas dans l’historique de l’utilisateur
dalibo.
printf "ilovemydba" | base64
aWxvdmVteWRiYQ==
Créer un fichier
~/secret.yamlavec le contenu suivant puis créer leSecret.
apiVersion: v1
data:
username: ZGJh
password: aWxvdmVteWRiYQ==
kind: Secret
metadata:
name: secret-password-dba
labels:
cnpg.io/reload: "true"
type: kubernetes.io/basic-authkubectl apply -f ~/secret.yaml
secret/secret-password-dba created
Ajouter ce mot de passe à la définition du rôle
dbadans le fichier~/roles.yaml, dans le champpasswordSecret.
---
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: DatabaseRole
metadata:
name: dba
spec:
cluster:
name: postgresql-demo
name: dba
comment: "Utilisateur Support"
login: true
superuser: true
databaseRoleReclaimPolicy: delete
passwordSecret:
name: secret-password-dbaAppliquer les modifications.
kubectl apply -f ~/roles.yaml
databaserole.postgresql.cnpg.io/dba configured
Se connecter avec ce nouveau rôle à la base
postgres.
Le rôle dba peut désormais se connecter avec son super
mot de passe. Par exemple :
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -c postgres -- psql -d postgres -U dba -h 127.0.0.1
Defaulted container "postgres" out of: postgres, bootstrap-controller (init)
Password for user dba:
psql (17.0 (Debian 17.0-1.pgdg110+1))
SSL connection (protocol: TLSv1.3, cipher: TLS_AES_256_GCM_SHA384, compression: off, ALPN: postgresql)
Type "help" for help.
postgres=#
Créer une base de données
db1dans l’instancepostgresql-demo. Le propriétaire de cette base doit être le rôleapp. Pour cela, créer un fichierdb1.yamlcontenant la définition d’une ressourceDatabase.
Voici la déclaration d’une telle base de données.
apiVersion: postgresql.cnpg.io/v1
kind: Database
metadata:
name: db1
spec:
name: db1
owner: app
cluster:
name: postgresql-demoCréer la nouvelle ressource avec
kubectl apply -f ~/db1.yaml.
kubectl apply -f db1.yaml
database.postgresql.cnpg.io/db1 created
Vérifier la présence de cette base de données dans l’instance.
Plusieurs possibilités. En voici une :
kubectl cnpg psql postgresql-demo -- -c "\l"
List of databases
Name | Owner | Encoding | Locale Provider | Collate | Ctype | Locale | ICU Rules | Access privileges
-----------+----------+----------+-----------------+---------+-------+--------+-----------+-----------------------
app | app | UTF8 | libc | C | C | | |
db1 | app | UTF8 | libc | C | C | | |
postgres | postgres | UTF8 | libc | C | C | | |
template0 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
template1 | postgres | UTF8 | libc | C | C | | | =c/postgres +
| | | | | | | | postgres=CTc/postgres
(5 rows)
Notre instance actuellement déployée ne possède pas de secondaire.
L’ajout de secondaire se fait facilement en modifiant le paramètre
instances dans la section spec de notre
fichier yaml.
Déployer un secondaire à votre instance en modifiant le paramètre
instancesà 2.
[…]
spec:
imageName: ghcr.io/cloudnative-pg/postgresql:17.5-standard-bookworm
instances: 2
[…]kubectl apply -f ~/postgresql-demo.yaml
Un second Pod va être déployé.
kubectl get pod | grep demo
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 73m
postgresql-demo-2-join-h2vvw 0/1 Init:0/1 0 38s
kubectl get pod | grep demo
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 73m
postgresql-demo-2-join-h2vvw 0/1 PodInitializing 0 58s
kubectl get pod | grep demo
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 73m
postgresql-demo-2 1/1 Running 0 31s
Et voilà, un secondaire a été créé ! L’opérateur CloudNativePG
s’assure de tout configurer : ajout du paramètre
primary_conninfo, création du fichier
standby.signal, mise à jour de pg_hba.conf,
slot de réplication, etc. Le secondaire se connecte alors au
primaire en utilisant la réplication physique native de PostgreSQL
(Streaming Replication).
Regardons la configuration qui est mise en place par défaut.
Se connecter avec
psqlau secondaire nouvellement créé.
kubectl exec -it postgresql-demo-2 -c postgres -- psql
Récupérer le contenu du paramètre
primary_conninfo.
postgres=# \x
Expanded display is on.
postgres=# SHOW primary_conninfo ;
-[ RECORD 1 ]----+---------------------
primary_conninfo | host=postgresql-demo-rw user=streaming_replica […]
La sortie a été mise en forme pour plus de lisibilité.
host=postgresql-demo-rw
user=streaming_replica
port=5432
sslkey=/controller/certificates/streaming_replica.key
sslcert=/controller/certificates/streaming_replica.crt
sslrootcert=/controller/certificates/server-ca.crt
application_name=postgresql-demo-2
sslmode=verify-caLe secondaire utilise le Service
postgresql-demo-rw pour accéder à l’instance primaire. Vous
comprendrez qu’une résolution DNS interne au cluster Kubernetes
doit se faire pour retrouver l’adresse IP associée. La réplication
utilise l’utilisateur dédié streaming_replica créé par
CloudNativePG lors du déploiement de la première instance.
L’authentification se fait par certificat. Le paramètre
application_name permet d’indiquer un nom d’application
dans les informations liée la connexion.
Se connecter avec
psqlau primaire.
kubectl exec -it postgresql-demo-1 -c postgres -- psql
ou, via le plugin :
kubectl cnpg psql postgresql-demo
Récupérer le contenu de la table
pg_stat_replication.
postgres=# SELECT * FROM pg_stat_replication\gx
-[ RECORD 1 ]----+------------------------------
pid | 16026
usesysid | 16386
usename | streaming_replica
application_name | postgresql-demo-2
client_addr | 10.244.1.11
client_hostname |
client_port | 54458
backend_start | 2025-12-12 07:13:15.829844+00
backend_xmin |
state | streaming
sent_lsn | 0/B000130
write_lsn | 0/B000130
flush_lsn | 0/B000130
replay_lsn | 0/B000130
write_lag | 00:00:00.000806
flush_lag | 00:00:00.013548
replay_lag | 00:00:00.014192
sync_priority | 0
sync_state | async
reply_time | 2025-12-12 07:17:57.892685+00
Par défaut, c’est une réplication asynchrone qui est créée.
Récupérer le contenu de la table
pg_replication_slots.
postgres=# SELECT * FROM pg_replication_slots \gx
-[ RECORD 1 ]-------+------------------------
slot_name | _cnpg_postgresql_demo_2
plugin |
slot_type | physical
datoid |
database |
temporary | f
active | t
active_pid | 16026
xmin |
catalog_xmin |
restart_lsn | 0/C000060
confirmed_flush_lsn |
wal_status | reserved
safe_wal_size |
two_phase | f
inactive_since |
conflicting |
invalidation_reason |
failover | f
synced | f
Par défaut, CloudNativePG crée automatiquement un slot de réplication pour sécuriser la réplication. Son nom permet de savoir facilement à quoi il correspond.
Le slot de réplication garantit au secondaire que son primaire ne recyclera pas les journaux de transactions dont il aura encore besoin. Le secondaire peut donc prendre un retard conséquent sans risque de décrochage. Attention à l’accumulation des WALs qu’il peut y avoir sur le primaire en cas de retard ou de problème (coupure réseau, crash secondaire, etc).
Sur le primaire, créer une table dans la base
app.
Sur le primaire :
postgres=# \c app
app=# CREATE TABLE ma_table (i int);
CREATE TABLE
Vérifier qu’elle se trouve également sur le secondaire.
Sur le secondaire :
postgres=# \c app
You are now connected to database "app" as user "postgres".
app=# \dt
List of relations
Schema | Name | Type | Owner
--------+----------+-------+----------
public | ma_table | table | postgres
(1 row)
La réplication fonctionne !
L’opérateur CloudNativePG veille à déployer les instances PostgreSQL sur des nœuds différents afin de garantir la disponibilité. Cela permet de réduire les risques liés à un incident en s’assurant que toutes les instances ne sont pas affectées simultanément. Cette configuration permet également la répartition de la charge entre plusieurs nœuds pour des opérations de lecture.
Trouver le nom du nœud où est déployée chaque instance.
kubectl get pod -o wide
NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE NOMINATED NODE READINESS GATES
postgresql-demo-1 1/1 Running 0 16h 10.244.2.11 kind-worker2 <none> <none>
postgresql-demo-2 1/1 Running 0 8m34s 10.244.1.11 kind-worker <none> <none>
Cette répartition est possible grâce notamment à la configuration de
l’affinité et anti-affinité entre Pod ajoutée au YAML du
Cluster.
affinity:
enablePodAntiAffinity: true
topologyKey: kubernetes.io/hostname
podAntiAffinityType: preferredIl existe plusieurs méthodes pour mettre en place une réplication synchrone. Le but ici n’est pas de les évoquer ni de les comparer, mais simplement de voir le principe de la configuration.
Pour l’exemple, nous mettrons en place la méthode par
Quorum.
Modifier la configuration de l’instance en rajoutant le bloc suivant à votre fichier
~/postgresql-restored-demo.yaml.
postgresql:
synchronous:
method: any
number: 1kubectl apply -f postgresql.yaml
cluster.postgresql.cnpg.io/postgresql-demo configured
Vérifier que la réplication est synchrone en regardant le champ
sync_statede la vuepg_stat_replicationde l’instance primaire.
postgres=# select * from pg_stat_replication\gx
-[ RECORD 1 ]----+------------------------------
pid | 1210
usesysid | 16386
usename | streaming_replica
application_name | postgresql-restored-demo-1
client_addr | 10.244.3.29
client_hostname |
client_port | 51518
backend_start | 2025-12-15 18:29:04.335147+00
backend_xmin |
state | streaming
sent_lsn | 0/D000000
write_lsn | 0/D000000
flush_lsn | 0/D000000
replay_lsn | 0/D000000
write_lag |
flush_lag |
replay_lag |
sync_priority | 1
sync_state | quorum
reply_time | 2025-12-15 18:52:30.849357+00
sync_state est bien à quorum.
Plus d’informations sur la [documentation](https://cloudnative-pg.io/docs/current/replication#synchronous-replication.
Pour voir comment une application peut se connecter à une instance, nous allons déployer pgAdmin dans le cluster Kubernetes.
Ouvrir une nouvelle session SSH. Passer en tant qu’utilisateur
dalibo.
Créer le fichier
~/pgadmin.yamlavec le contenu suivant et le déployer dans le cluster Kubernetes.
apiVersion: apps/v1
kind: Deployment
metadata:
name: pgadmin
spec:
replicas: 1
selector:
matchLabels:
app: pgadmin
template:
metadata:
labels:
app: pgadmin
spec:
containers:
- name: pgadmin
image: dpage/pgadmin4
ports:
- containerPort: 80
env:
- name: PGADMIN_DEFAULT_EMAIL
value: admin@example.com
- name: PGADMIN_DEFAULT_PASSWORD
value: adminkubectl apply -f ~/pgadmin.yaml
deployment.apps/pgadmin created
Récupérer le nom du
PodpgAdmin déployé, et lancer la commande suivante :
kubectl port-forward --address 0.0.0.0 pgadmin-*****-***** 8888:80
Cette commande permet de forwarder le trafic entrant sur le
port TCP 8888 de la machine vers le port 80 du Pod pgAdmin,
rendant ainsi accessible l’application. Cette méthode reste valide pour
des démonstrations, n’allez pas mettre ça en production :).
Accéder à l’interface de pgAdmin via votre navigateur
http://adresseippublique:8888et connectez vous à l’interface (admin@example.com / admin).
L’adresse IP publique de la machine peut être retrouvée avec la commande suivante :
ip -f inet addr show ens2
2: ens2: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 qdisc fq_codel state UP group default qlen 1000
altname enp0s2
inet 51.158.67.253/32 metric 100 scope global dynamic ens2
valid_lft 842sec preferred_lft 842sec
Créer une nouvelle connexion avec les informations suivantes :
postgresql-demo (Onglet General) ;postgresql-demo-rw (Onglet
Connection) ;5432 ;app;Secret;Save.Créer une nouvelle connexion avec cette fois-ci
postgresql-demo-rocomme paramètreHost name/addresset créer une tableCREATE TABLE ma_table (i int);.
Cette commande ne pourra pas être exécutée comme le
Service renvoie sur une instance secondaire qui est
nécessairement en lecture seule. Le message d’erreur sera :
CREATE TABLE ma_table (i int);ERROR: cannot execute CREATE TABLE in a read-only transaction
SQL state: 25006
Vous avez maintenant l’application pgAdmin déployée dans Kubernetes
qui a accès à l’instance postgresql-demo. L’exemple
ci-dessus montre comment une application peut accéder à une base de
données en utilisant la ressource Service prévue à cet
effet. Application et base se trouvent toutes deux dans Kubernetes.
Accéder à l’instance PostgreSQL depuis une application externe (déployée
ailleurs) est plus complexe, demande le déploiement d’autres ressources…
mais ne sera pas traité ici.